Présent à l’Assemblée nationale ce mardi pour la ratification d’une convention d’extradition avec la Gambie, le Ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, a dressé un diagnostic sans complaisance de l’organisation régionale. Entre autocritique de la CEDEAO et ambitions pour 2026, Dakar entend reprendre le leadership.
Le projet de loi n°21/2025 est passé sous la loupe des parlementaires. Ce texte, autorisant la ratification de la convention d’extradition entre le Sénégal et la Gambie, marque une étape cruciale dans la coopération sécuritaire transfrontalière. Pour Cheikh Niang, cette étape n'est que le début d'un vaste «toilettage» des textes bilatéraux avec les pays voisins, notamment la Guinée, afin d’harmoniser les relations juridiques et diplomatiques dans la sous-région.
Interpellé sur la crise qui secoue l'espace communautaire, le ministre n’a pas pratiqué la langue de bois. Évoquant le départ du Mali, du Niger et du Burkina Faso, il a pointé du doigt les lacunes structurelles de l'organisation : « Il est bien vrai qu’il y a eu des problèmes d’ordre national [...], mais il y a une certaine gestion de la CEDEAO qui a échoué», a-t-il affirmé devant les députés.
Pour le chef de la diplomatie sénégalaise, le constat est clair : l'institution doit se réinventer pour regagner sa crédibilité et maintenir l'unité du bloc ouest-africain. L'annonce majeure de cette séance reste la perspective de la présidence de la Commission de la CEDEAO, que le Sénégal devrait assurer de juin 2026 à 2030. Une opportunité historique, selon le Ministre, pour insuffler un changement de paradigme.
Rencontrer les chefs d'État pour identifier et corriger les dysfonctionnements actuels, utiliser le «leadership diplomatique» sénégalais pour définir de nouvelles lignes de conduite, s'inspirer des accords bilatéraux solides (comme avec la Gambie) pour les projeter au niveau communautaire.
«C’est une chance pour le Sénégal de diriger la CEDEAO, de dégager de nouvelles lignes de conduite », a conclu Cheikh Niang, affichant une détermination manifeste à faire de Dakar le moteur de la refondation régionale.
Le projet de loi n°21/2025 est passé sous la loupe des parlementaires. Ce texte, autorisant la ratification de la convention d’extradition entre le Sénégal et la Gambie, marque une étape cruciale dans la coopération sécuritaire transfrontalière. Pour Cheikh Niang, cette étape n'est que le début d'un vaste «toilettage» des textes bilatéraux avec les pays voisins, notamment la Guinée, afin d’harmoniser les relations juridiques et diplomatiques dans la sous-région.
Interpellé sur la crise qui secoue l'espace communautaire, le ministre n’a pas pratiqué la langue de bois. Évoquant le départ du Mali, du Niger et du Burkina Faso, il a pointé du doigt les lacunes structurelles de l'organisation : « Il est bien vrai qu’il y a eu des problèmes d’ordre national [...], mais il y a une certaine gestion de la CEDEAO qui a échoué», a-t-il affirmé devant les députés.
Pour le chef de la diplomatie sénégalaise, le constat est clair : l'institution doit se réinventer pour regagner sa crédibilité et maintenir l'unité du bloc ouest-africain. L'annonce majeure de cette séance reste la perspective de la présidence de la Commission de la CEDEAO, que le Sénégal devrait assurer de juin 2026 à 2030. Une opportunité historique, selon le Ministre, pour insuffler un changement de paradigme.
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