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Projet de loi sur la carte d’identité biométrique CEDEAO : pourquoi le texte a-t-il été renvoyé en commission ?



Lors de la troisième session extraordinaire de l’année 2026 consacrée à l'examen du projet de loi n° 21/2026 modifiant la carte d’identité biométrique CEDEAO, le président de la commission des lois, Me Abdoulaye Tall, a milité pour le renvoi du texte en commission. Le député du groupe Pastef a invoqué l’article 84 du règlement intérieur pour stopper la discussion générale à l’Assemblée nationale. Cette démarche visait à obtenir un nouvel examen approfondi face aux incertitudes juridiques, financières et politiques entourant la révision de ce document crucial.
 
Au cœur des préoccupations exprimées par l'élu figurait l'impact direct de la réforme sur le calendrier électoral sénégalais. Le texte traitait notamment du renouvellement des cartes d'identité venant à expiration, lesquelles faisaient également office de cartes d'électeur. Me Abdoulaye Tall a salué le travail préalable du ministère de l'Intérieur et de la Direction de l'automatisation du fichier dirigée par la commissaire Dieng. Toutefois, le parlementaire a soulevé de fortes inquiétudes citoyennes quant à une éventuelle prorogation des délais et aux coûts d'inscription de l'opération au budget général.
 
L'intervenant a publiquement interrogé les autorités sur le contexte politique et les risques de dérive. « Les gens veulent savoir, car des Sénégalais s'intéressent à ces marchés. Mais il y a aussi l'impact que cela aura dans le contexte où nous sommes, qui est un contexte pré-électoral. Parce que beaucoup de gens pensent : est-ce que cette affaire est impliquée pour justified un report interminable et non justifié des élections ? », a déclaré le député au perchoir. Il a également insisté sur les conséquences pour la diaspora et la gestion des contrats publics.
 
La question centrale de la souveraineté numérique et de la protection des données personnelles a conclu son plaidoyer. Me Abdoulaye Tall a exprimé ses craintes face aux cyberattaques et à l'hébergement informatique des fichiers nationaux. « Où nos bases de données, nos données seront-elles stockées ? Sur quels serveurs ? Qui va les gérer, une société étrangère ? », a martelé l'élu avant d'exiger formellement de ses collègues députés le retour du dossier devant la commission saisie au fond.


Mardi 29 Septembre 2026 - 14:17


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