Le climat scolaire s’alourdit dans la région de Fatick. Réunis en sit-in hier, mardi 03 mars, les enseignants du collectif G7 ont exprimé leur vive colère face à ce qu'ils considèrent comme un mépris de leurs revendications par le gouvernement. Au cœur du conflit : des retenues sur salaires d'une ampleur inédite et le sort des enseignants « décisionnaires ».
Pour Ibrahim Ndiaye, secrétaire général de l’UDEN et membre du G7, la ligne rouge a été franchie. Le syndicaliste fustige des ponctions qu’il n'hésite pas à qualifier de « vols ». « Vous imaginez, vous défalquez 280 000, 202 000 ou 189 000 francs CFA... C’est exagéré », regrette-t-il au micro d'Iradio.
Plus grave encore, ces retenues auraient touché des agents n'ayant pas participé au mouvement de grève, notamment des censeurs et des collègues en congé médical. Le G7 exige la restitution immédiate de ces sommes, tout en rappelant que si l'État a le droit de défalquer les jours de grève, il doit le faire de manière proportionnée.
Outre la question financière, le G7 pointe du doigt les « lenteurs administratives » qui bloquent la carrière des enseignants décisionnaires. Ibrahim Ndiaye dénonce une stratégie de l'usure de la part du gouvernement : des signatures d'arrêtés tardives pour casser la dynamique de grève. Le G7 réclame une refonte du système de rémunération basée sur le principe « à diplôme égal, salaire égal ».
Le message lancé depuis l'Inspection d'Académie de Fatick est clair : les enseignants ne comptent pas en rester là. Faute de réaction rapide des autorités pour corriger ces « dysfonctionnements », le mouvement prévient déjà que la mobilisation passera à la vitesse supérieure. « La mobilisation changera de ton », prévient M. Ndiaye.
Pour Ibrahim Ndiaye, secrétaire général de l’UDEN et membre du G7, la ligne rouge a été franchie. Le syndicaliste fustige des ponctions qu’il n'hésite pas à qualifier de « vols ». « Vous imaginez, vous défalquez 280 000, 202 000 ou 189 000 francs CFA... C’est exagéré », regrette-t-il au micro d'Iradio.
Plus grave encore, ces retenues auraient touché des agents n'ayant pas participé au mouvement de grève, notamment des censeurs et des collègues en congé médical. Le G7 exige la restitution immédiate de ces sommes, tout en rappelant que si l'État a le droit de défalquer les jours de grève, il doit le faire de manière proportionnée.
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