Rétablir la confiance entre l'ONU et les partis concernés par le conflit du Sahara occidental semble être le seul moyen de remettre le Polisario et Rabat à la table des négociations. Antonio Guterres en est conscient et il possède une approche différente de son prédécesseur dans ce conflit qui dure depuis 1975.
Il connaît de près ce dossier épineux. Il l’a approché quand il était Premier ministre du Portugal dans les années 1990 et il a visité les camps de réfugiés à Lâayoune et Tindouf en étant haut-commissaire aux réfugiés.
Pour rétablir cette confiance, Antonio Guterres nommera donc un nouvel émissaire, qui sera probablement un non-Américain. Peut-être un Européen. Mais des noms d'Amérique latine et même de la Tunisie circulent également.
L’arrivée de Guterres a éveillé une lueur d’espoir pour une solution de ce conflit.
Rabat avait critiqué Christopher Ross pour son « manque de neutralité », tout comme Ban Ki-moon. En parlant de la crise du Sahara occidental, l'ex-secrétaire général de l'ONU avait employé le terme « occupation ». Ban Ki-moon s’est attiré alors les foudres de Rabat. Les relations entre les deux partis sont tendues depuis.
La question du Sahara occidental sera à nouveau devant le Conseil de sécurité des Nations unies en fin du mois d'avril prochain.
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