La Ville de Dakar veut renforcer son action contre les maladies non transmissibles (MNT) liées à l’alimentation. La Direction de l’Action sociale et de la Santé (DASS) a organisé, jeudi à Dakar, un atelier de mise à niveau du Conseil municipal consacré aux MNT et à l’étiquetage des denrées alimentaires. Présidée par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Ibrahima Sy, en présence du maire de Dakar, Abass Fall, la rencontre vise notamment à renforcer les capacités des élus locaux afin de faire de la prévention un axe majeur des politiques de santé de la capitale.
Pour le ministre de la Santé, la progression des maladies non transmissibles constitue désormais un « problème majeur de santé publique », particulièrement dans les grandes villes comme Dakar. Dr Ibrahima Sy estime que cette situation impose de repenser les politiques sanitaires en privilégiant la prévention plutôt que la seule prise en charge médicale. « La santé est une priorité du conseil municipal, une priorité de la ville de Dakar, mais c'est aussi une priorité qui contribue à la promotion de la santé au niveau du Sénégal », a-t-il déclaré, saluant une initiative qui, selon lui, s’inscrit dans les objectifs du ministère de la Santé.
Les maladies non transmissibles, un lourd coût pour les ménages
Le ministre a souligné que l’augmentation des MNT accompagne la transition sanitaire observée au Sénégal, avec une place croissante des maladies non transmissibles par rapport aux maladies transmissibles. Selon lui, ces pathologies représentent également une lourde charge financière pour les familles et pour le système de santé. Leur prise en charge étant coûteuse, la prévention apparaît comme la stratégie la plus efficace pour limiter leur progression.
Dr Sy appelle ainsi à agir sur plusieurs déterminants de santé, notamment la qualité de l’air, l’eau consommée et surtout l’alimentation. Une attention particulière doit être accordée aux populations vulnérables, notamment les enfants. « La meilleure stratégie aujourd'hui, c'est de développer la prévention, revoir notre environnement de vie (...) et surtout revoir les aliments qui sont distribués », a-t-il insisté.
Vers un plan national de prévention
Le ministère de la Santé travaille parallèlement à l’élaboration d’un plan national de prévention et de promotion de la santé, présenté comme un élément important du nouveau programme du département.
Ce plan devrait mobiliser plusieurs secteurs de l’administration, les collectivités territoriales ainsi que les acteurs de l’éducation. Le principe de la « santé dans toutes les politiques » doit notamment permettre de prendre en compte l’impact des décisions prises dans les différents secteurs sur la santé des populations.
Le ministre a également annoncé la volonté de renforcer le cadre institutionnel consacré à la prévention et à la promotion de la santé, conformément aux orientations de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050. La question de l’alimentation occupera une place importante dans ce dispositif. Pour Dr Sy, l’évolution des habitudes de consommation constitue l’un des principaux leviers sur lesquels il faut agir pour réduire les risques sanitaires.
Un encadrement plus strict de l’alimentation
Interrogé sur les mesures envisagées par l’État concernant notamment l’alimentation vendue dans la rue, le ministre a évoqué le futur Code de la santé et la mise en place d’un dispositif législatif et réglementaire. L’objectif est notamment de permettre une application plus rigoureuse des pénalités en cas de non-respect des règles relatives à l’alimentation.
« Il va y avoir un dispositif législatif et réglementaire », a annoncé Dr Sy, précisant que le futur plan national de prévention devrait également prévoir un budget destiné à accompagner les collectivités territoriales dans leurs actions. Le ministère entend aussi travailler avec le secteur de l’éducation afin d’intégrer davantage les enjeux de prévention et de promotion de la santé dans les écoles.
Dakar veut faire des élus des relais de prévention
Pour le maire de Dakar, Abass Fall, l’atelier doit permettre aux conseillers municipaux de mieux comprendre l’ampleur des MNT afin de porter le plaidoyer au sein du Conseil municipal et auprès des populations. « Il s'agit pour nous, conseillers de la ville de Dakar, de venir s'abreuver à un certain niveau de connaissance pour pouvoir, au niveau du conseil municipal, porter le plaidoyer », a-t-il expliqué.
L’édile a également insisté sur l’importance de cette sensibilisation à l’approche de la préparation du budget de la Ville. Les élus doivent, selon lui, être suffisamment informés sur les conséquences sanitaires et financières des MNT pour accompagner les politiques municipales de prévention.
Abass Fall a par ailleurs remercié les partenaires de l’initiative, notamment Bloomberg Philanthropies, Vital Strategies et l’Organisation mondiale de la Santé.
Prévention et prise en charge vont de pair
Si la Ville de Dakar entend donner la priorité à la prévention, elle prévoit également de renforcer les capacités de prise en charge des personnes malades. Le maire a cité plusieurs infrastructures sanitaires, notamment le centre Khalifa Ababacar Sall, la future infrastructure de chirurgie moderne prévue au niveau de l’hôpital Abass Ndao et l’hôpital des Parcelles Assainies.
Pour Abass Fall, ces investissements doivent accompagner les efforts de prévention afin d’améliorer l’accès des Dakarois à des soins de qualité. « Nous voulons être beaucoup plus dans la prévention, mais quand même, nous sommes obligés aussi de mettre en place des infrastructures qui puissent permettre de prendre en charge vraiment ces cas », a-t-il déclaré.
Sensibiliser pour changer les comportements
Au-delà des politiques publiques et de la réglementation, les responsables présents à l’atelier ont insisté sur la nécessité d’un changement des comportements individuels et collectifs.
Pour le ministre de la Santé, trois leviers sont particulièrement importants : disposer de données et d’évidences scientifiques pour mieux comprendre les facteurs de risque, développer une communication stratégique ciblée sur les populations vulnérables et renforcer le portage institutionnel des politiques de prévention.
Le maire de Dakar a, pour sa part, appelé les familles à jouer leur rôle, notamment dans la surveillance des habitudes alimentaires des enfants. À travers cet atelier, la Ville de Dakar entend ainsi faire de la prévention un outil central de lutte contre les maladies non transmissibles, en associant élus locaux, autorités sanitaires, collectivités, écoles et populations.
Pour le ministre de la Santé, la progression des maladies non transmissibles constitue désormais un « problème majeur de santé publique », particulièrement dans les grandes villes comme Dakar. Dr Ibrahima Sy estime que cette situation impose de repenser les politiques sanitaires en privilégiant la prévention plutôt que la seule prise en charge médicale. « La santé est une priorité du conseil municipal, une priorité de la ville de Dakar, mais c'est aussi une priorité qui contribue à la promotion de la santé au niveau du Sénégal », a-t-il déclaré, saluant une initiative qui, selon lui, s’inscrit dans les objectifs du ministère de la Santé.
Les maladies non transmissibles, un lourd coût pour les ménages
Le ministre a souligné que l’augmentation des MNT accompagne la transition sanitaire observée au Sénégal, avec une place croissante des maladies non transmissibles par rapport aux maladies transmissibles. Selon lui, ces pathologies représentent également une lourde charge financière pour les familles et pour le système de santé. Leur prise en charge étant coûteuse, la prévention apparaît comme la stratégie la plus efficace pour limiter leur progression.
Dr Sy appelle ainsi à agir sur plusieurs déterminants de santé, notamment la qualité de l’air, l’eau consommée et surtout l’alimentation. Une attention particulière doit être accordée aux populations vulnérables, notamment les enfants. « La meilleure stratégie aujourd'hui, c'est de développer la prévention, revoir notre environnement de vie (...) et surtout revoir les aliments qui sont distribués », a-t-il insisté.
Vers un plan national de prévention
Le ministère de la Santé travaille parallèlement à l’élaboration d’un plan national de prévention et de promotion de la santé, présenté comme un élément important du nouveau programme du département.
Ce plan devrait mobiliser plusieurs secteurs de l’administration, les collectivités territoriales ainsi que les acteurs de l’éducation. Le principe de la « santé dans toutes les politiques » doit notamment permettre de prendre en compte l’impact des décisions prises dans les différents secteurs sur la santé des populations.
Le ministre a également annoncé la volonté de renforcer le cadre institutionnel consacré à la prévention et à la promotion de la santé, conformément aux orientations de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050. La question de l’alimentation occupera une place importante dans ce dispositif. Pour Dr Sy, l’évolution des habitudes de consommation constitue l’un des principaux leviers sur lesquels il faut agir pour réduire les risques sanitaires.
Un encadrement plus strict de l’alimentation
Interrogé sur les mesures envisagées par l’État concernant notamment l’alimentation vendue dans la rue, le ministre a évoqué le futur Code de la santé et la mise en place d’un dispositif législatif et réglementaire. L’objectif est notamment de permettre une application plus rigoureuse des pénalités en cas de non-respect des règles relatives à l’alimentation.
« Il va y avoir un dispositif législatif et réglementaire », a annoncé Dr Sy, précisant que le futur plan national de prévention devrait également prévoir un budget destiné à accompagner les collectivités territoriales dans leurs actions. Le ministère entend aussi travailler avec le secteur de l’éducation afin d’intégrer davantage les enjeux de prévention et de promotion de la santé dans les écoles.
Dakar veut faire des élus des relais de prévention
Pour le maire de Dakar, Abass Fall, l’atelier doit permettre aux conseillers municipaux de mieux comprendre l’ampleur des MNT afin de porter le plaidoyer au sein du Conseil municipal et auprès des populations. « Il s'agit pour nous, conseillers de la ville de Dakar, de venir s'abreuver à un certain niveau de connaissance pour pouvoir, au niveau du conseil municipal, porter le plaidoyer », a-t-il expliqué.
L’édile a également insisté sur l’importance de cette sensibilisation à l’approche de la préparation du budget de la Ville. Les élus doivent, selon lui, être suffisamment informés sur les conséquences sanitaires et financières des MNT pour accompagner les politiques municipales de prévention.
Abass Fall a par ailleurs remercié les partenaires de l’initiative, notamment Bloomberg Philanthropies, Vital Strategies et l’Organisation mondiale de la Santé.
Prévention et prise en charge vont de pair
Si la Ville de Dakar entend donner la priorité à la prévention, elle prévoit également de renforcer les capacités de prise en charge des personnes malades. Le maire a cité plusieurs infrastructures sanitaires, notamment le centre Khalifa Ababacar Sall, la future infrastructure de chirurgie moderne prévue au niveau de l’hôpital Abass Ndao et l’hôpital des Parcelles Assainies.
Pour Abass Fall, ces investissements doivent accompagner les efforts de prévention afin d’améliorer l’accès des Dakarois à des soins de qualité. « Nous voulons être beaucoup plus dans la prévention, mais quand même, nous sommes obligés aussi de mettre en place des infrastructures qui puissent permettre de prendre en charge vraiment ces cas », a-t-il déclaré.
Sensibiliser pour changer les comportements
Au-delà des politiques publiques et de la réglementation, les responsables présents à l’atelier ont insisté sur la nécessité d’un changement des comportements individuels et collectifs.
Pour le ministre de la Santé, trois leviers sont particulièrement importants : disposer de données et d’évidences scientifiques pour mieux comprendre les facteurs de risque, développer une communication stratégique ciblée sur les populations vulnérables et renforcer le portage institutionnel des politiques de prévention.
Le maire de Dakar a, pour sa part, appelé les familles à jouer leur rôle, notamment dans la surveillance des habitudes alimentaires des enfants. À travers cet atelier, la Ville de Dakar entend ainsi faire de la prévention un outil central de lutte contre les maladies non transmissibles, en associant élus locaux, autorités sanitaires, collectivités, écoles et populations.
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