La Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) s’oppose à plusieurs propositions de modification du Code du travail et du Code de la sécurité sociale. Elle dénonce notamment l’allongement de la durée du contrat à durée déterminée (CDD) à quatre ans et la multiplication des renouvellements, estimant que ces mesures risquent d’accentuer la précarité des travailleurs.
« L’État pose des problèmes de précarité au niveau des salariés », a déclaré Lamine Fall, secrétaire général adjoint de la CNTS, lors d’une intervention consacrée aux réformes envisagées du Code du travail et du Code de la sécurité sociale.
Selon le responsable syndical, la législation issue du Code du travail de 1997 prévoit qu’un CDD est conclu pour une durée de deux ans et ne peut être renouvelé qu’une seule fois. La volonté de porter cette durée à quatre ans, avec la possibilité de plusieurs renouvellements, constitue, à ses yeux, une source d’inquiétude.
« Quelqu’un ne peut pas être dans une entreprise pendant quatre ans, il a un CDD et il n’a aucune perspective parce qu’on peut, après quatre ans, le libérer », a-t-il souligné. Une telle situation priverait, selon lui, les travailleurs concernés de perspectives professionnelles et de possibilités de construire des projets à long terme. Lamine Fall considère ainsi cette évolution comme « une régression » et une question de « justice sociale ».
La CNTS rejette le contrat occasionnel
L’autre point de désaccord concerne le projet de suppression du contrat journalier au profit d’un contrat occasionnel. Pour la CNTS, cette nouvelle catégorie de contrat manque de clarté et pourrait davantage fragiliser les travailleurs. « L’occasionnel, c’est même dangereux », a estimé Lamine Fall, rappelant que la législation sénégalaise reconnaît actuellement cinq types de contrats : le contrat journalier, le CDD, le contrat à durée indéterminée (CDI), le contrat de stage et le contrat d’essai.
Le secrétaire général adjoint de la CNTS demande donc le maintien du contrat journalier, qu’il juge plus clairement encadré par la réglementation en vigueur. « Nous avons dit non, il faut rester dans le contrat journalier qui est bien connu et qui est aussi réglementé par le décret 70-180 », a-t-il conclu, en référence au texte qui fixe les modalités de gestion de ce type de contrat.
Pour la CNTS, les modifications envisagées doivent ainsi préserver les garanties accordées aux travailleurs et éviter toute évolution susceptible d’accroître leur précarité, livre iRadio.
« L’État pose des problèmes de précarité au niveau des salariés », a déclaré Lamine Fall, secrétaire général adjoint de la CNTS, lors d’une intervention consacrée aux réformes envisagées du Code du travail et du Code de la sécurité sociale.
Selon le responsable syndical, la législation issue du Code du travail de 1997 prévoit qu’un CDD est conclu pour une durée de deux ans et ne peut être renouvelé qu’une seule fois. La volonté de porter cette durée à quatre ans, avec la possibilité de plusieurs renouvellements, constitue, à ses yeux, une source d’inquiétude.
« Quelqu’un ne peut pas être dans une entreprise pendant quatre ans, il a un CDD et il n’a aucune perspective parce qu’on peut, après quatre ans, le libérer », a-t-il souligné. Une telle situation priverait, selon lui, les travailleurs concernés de perspectives professionnelles et de possibilités de construire des projets à long terme. Lamine Fall considère ainsi cette évolution comme « une régression » et une question de « justice sociale ».
La CNTS rejette le contrat occasionnel
L’autre point de désaccord concerne le projet de suppression du contrat journalier au profit d’un contrat occasionnel. Pour la CNTS, cette nouvelle catégorie de contrat manque de clarté et pourrait davantage fragiliser les travailleurs. « L’occasionnel, c’est même dangereux », a estimé Lamine Fall, rappelant que la législation sénégalaise reconnaît actuellement cinq types de contrats : le contrat journalier, le CDD, le contrat à durée indéterminée (CDI), le contrat de stage et le contrat d’essai.
Le secrétaire général adjoint de la CNTS demande donc le maintien du contrat journalier, qu’il juge plus clairement encadré par la réglementation en vigueur. « Nous avons dit non, il faut rester dans le contrat journalier qui est bien connu et qui est aussi réglementé par le décret 70-180 », a-t-il conclu, en référence au texte qui fixe les modalités de gestion de ce type de contrat.
Pour la CNTS, les modifications envisagées doivent ainsi préserver les garanties accordées aux travailleurs et éviter toute évolution susceptible d’accroître leur précarité, livre iRadio.
Autres articles
-
Le Professeur Cheikh Mbow prend la tête du SPI de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification
-
Prix du carburant au Sénégal: Ibrahima Bachir Dramé appelle l’État à réduire temporairement certaines taxes
-
Mbour : Serigne Guèye Diop appelle à renforcer l’ancrage du parti Kiiray
-
Réforme du Code du travail : les inspecteurs saluent des avancées pour les travailleurs
-
Mobilisation politique : le parti Kiiraay affiche sa force à Diaobé-Kabendou





Le Professeur Cheikh Mbow prend la tête du SPI de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification


