L’Afrique de l’Ouest fait face à un impératif de transformation financière pour répondre à ses besoins de développement. Selon le rapport « West Africa Economic Outlook 2026 » de la Banque africaine de développement (BAD), « la région nécessite entre 90 et 100 milliards USD par an » pour atteindre ses objectifs de croissance, alors même que la formation brute de capital stagne à un niveau jugé insuffisant depuis 2010.
Pour pallier ce déficit, le rapport préconise une mobilisation accrue des ressources domestiques.
Avec un ratio recettes fiscales sur PIB de seulement « 9,9 % en moyenne », contre un objectif de 20 % fixé par l’UEMOA, les États disposent d’une marge de manœuvre réelle : « en élargissant l’assiette fiscale et en digitalisant l’administration », ils pourraient générer des revenus supplémentaires cruciaux pour financer leurs investissements.
Au-delà de la fiscalité, le rapport souligne la nécessité de mieux orienter l’épargne locale vers les secteurs productifs. Les auteurs insistent sur le rôle des fonds de pension et des compagnies d’assurance qui doivent cesser d’investir exclusivement dans les titres publics à court terme pour se tourner vers « les infrastructures, le capital-investissement et l’industrialisation verte ».
L’intégration régionale est présentée comme le levier multiplicateur indispensable dans un monde fragmenté.
Le rapport conclut que pour transformer durablement ses économies, l’Afrique de l’Ouest doit impérativement consolider ses marchés financiers et intégrer ses systèmes de paiement, afin de « passer du statut de preneur de prix à celui d'une région capable de mobiliser ses propres ressources à grande échelle ».
Pour pallier ce déficit, le rapport préconise une mobilisation accrue des ressources domestiques.
Avec un ratio recettes fiscales sur PIB de seulement « 9,9 % en moyenne », contre un objectif de 20 % fixé par l’UEMOA, les États disposent d’une marge de manœuvre réelle : « en élargissant l’assiette fiscale et en digitalisant l’administration », ils pourraient générer des revenus supplémentaires cruciaux pour financer leurs investissements.
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