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​Modou Diagne Fada : «Le FDR est né parce que la République est menacée dans ses fondements »



Membre du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR), Modou Diagne Fada a expliqué les raisons qui les ont poussés (ses camarades et lui)  à mettre en place cette plateforme, lors de l’émission du « Grand Jury » de ce dimanche, sur la RFM.

 « Le FDR, c'est le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République, où la République est menacée dans ses fondements », a-t-il déclaré, estimant que certaines évolutions institutionnelles récentes soulèvent des interrogations majeures.

Selon le président du parti Les Démocrates Réformateurs (LDR/Yeesal) , « si un parti politique, qui est quand même une organisation privée, peut se permettre d'envoyer un de ses responsables à la tête de l'Assemblée nationale sans respecter les dispositions de la Constitution et les lois en vigueur, il y a un sérieux problème et un sérieux contentieux qu'il faudra nécessairement vider un jour ou l'autre ».

Pour Modou Diagne Fada, la défense des institutions républicaines constitue une exigence qui dépasse les clivages politiques. « Nous sommes tous des enfants de la République. En tout cas, quelqu'un comme moi, je me réclame d'être enfant de la République. Je ne peux pas assister à ce que des politiciens, pour des raisons politiques, cherchent à affaiblir la République », a-t-il insisté.

Dans cette perspective, le dirigeant du FDR affirme avoir lancé un appel à l'ensemble des composantes de la société sénégalaise. « Nous avons appelé toutes les forces vives de la nation. Quand on dit forces vives de la nation, il y a les partis politiques, la société civile, les organisations centrales, les chefs religieux et les chefs coutumiers », a-t-il expliqué.

L'objectif, selon lui, est de « se dresser contre cette volonté de faire tomber finalement la République, en cherchant à l'affaiblir par des combinaisons politiciennes, rien que pour assouvir des ambitions personnelles ».

« Nous ne sommes pas dans le non-dialogue »

Interpellé sur les critiques accusant le FDR de se radicaliser après son refus de participer à certaines concertations initiées par le pouvoir, Modou Diagne Fada a écarté cette interprétation sur la position du FDR.

« La plupart des partis qui composent cette plateforme politique sont des partis de gouvernement. Leurs leaders ont participé à la gestion du pays, sont des républicains et des gens expérimentés », a-t-il rappelé. Avant d'ajouter : « Nous ne pouvons pas décréter le non-dialogue, ça n'a pas de sens. Nous sommes dans un pays de dialogue, nous sommes dans un pays de concertation. »

Le président du FDR assure que l'opposition reste ouverte aux discussions lorsque les conditions sont réunies. « Si nous sentons que le pays a besoin d'un dialogue entre l'opposition et le pouvoir, si les conditions sont remplies, encore une fois, nous dialoguons », a-t-il affirmé.

Selon lui, une nouvelle initiative sur les questions électorales pourrait également recevoir un accueil favorable de l'opposition. « Si demain encore l'actuel ministre de l'Intérieur appelle à des concertations autour du code électoral, il y a de fortes chances que l'opposition y participe ».

Fatime Gueye

Dimanche 7 Juin 2026 - 16:19


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