Le Nigeria, première puissance économique d'Afrique, connaît sa première récession depuis 25 ans, la baisse des cours du pétrole pesant sur les finances publiques et les réserves de change tandis que l'inflation frise les 20%.
Le président Muhammadu Buhari a été élu en 2015 sur la promesse de diversifier une économie très dépendante du pétrole et de lutter contre la corruption. Mais le Nigeria reste encore très dépendant des cours du brut qui ont baissé de moitié depuis 2014.
Le président Buhari, qui est âgé de 74 ans, est absent du pays depuis la mi-janvier. Il est soigné au Royaume-Uni pour une maladie non spécifiée. Son retour n'ayant pas été annoncé, les Nigérians craignent que son état de santé ne soit plus grave que ce qui en est dit officiellement.
Les manifestants se sont rendus à la résidence présidentielle pour demander une entrevue au vice-président Yemi Osinbajo.
Des manifestations ont également eu lieu à Lagos, la capitale économique du pays.
Lundi déjà des manifestations dans plusieurs villes avaient réuni des centaines de personnes.
"Le gouvernement Buhari est arrivé au pouvoir sur la promesse d'un changement", commente Ayuba Wabba, syndicaliste.
"Or, nous n'avons toujours pas senti l'impact du changement. Nous ressentons surtout douloureusement l'absence de bonne gestion. Nous sentons la douleur de la corruption, nous sentons la douleur du chômage", ajoute-t-il.
Le président Muhammadu Buhari a été élu en 2015 sur la promesse de diversifier une économie très dépendante du pétrole et de lutter contre la corruption. Mais le Nigeria reste encore très dépendant des cours du brut qui ont baissé de moitié depuis 2014.
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