Le ministère sénégalais de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a présidé l’atelier de validation technique du document de politique linguistique nationale et des langues nationales. Pour le ministre Moustapha Guirassy, «aucune Nation ne peut prétendre construire une souveraineté sans accorder une place centrale à ses langues», dans des propos rapportés par Libération. Il a ajouté que le pays ne peut pas « construire une souveraineté intellectuelle, scientifique et culturelle durable » sans valoriser ses langues.
Selon lui, la future politique linguistique vise à faire de « l’ensemble des langues présentes sur le territoire national, un patrimoine commun au service de l’unité nationale, de l’inclusion sociale et de la performance du système éducatif ». Cette démarche s’inscrit dans le processus de refondation curriculaire engagé par le ministère. Le ministre souligne que les recherches démontrent que « les apprentissages sont plus efficaces lorsque l’enfant est scolarisé dans une langue qu’il maîtrise dès le début de sa scolarité ». Il précise toutefois que cette promotion des langues nationales « ne remet pas en cause la place du Français ni l’ouverture aux langues internationales, notamment l’anglais ».
Le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, Pape Malick Ndao, a pour sa part indiqué que cette élaboration « répond au désir de doter le Sénégal de références cohérentes, consensuelles et durables pour la gouvernance de son patrimoine linguistique ». Il a rappelé que la politique linguistique se situe « au carrefour de plusieurs politiques publiques, dont l’éducation, la recherche scientifique, la culture, l’administration, la justice, les médias, la transformation numérique et la décentralisation ».
Selon lui, la future politique linguistique vise à faire de « l’ensemble des langues présentes sur le territoire national, un patrimoine commun au service de l’unité nationale, de l’inclusion sociale et de la performance du système éducatif ». Cette démarche s’inscrit dans le processus de refondation curriculaire engagé par le ministère. Le ministre souligne que les recherches démontrent que « les apprentissages sont plus efficaces lorsque l’enfant est scolarisé dans une langue qu’il maîtrise dès le début de sa scolarité ». Il précise toutefois que cette promotion des langues nationales « ne remet pas en cause la place du Français ni l’ouverture aux langues internationales, notamment l’anglais ».
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