À Tambacounda, les habitants du quartier Saré Guilèle réclament l’arrêt immédiat de l’opération de lotissement engagée dans leur zone. Le collectif des populations dénonce un manque de transparence et affirme n’avoir pas été suffisamment informé du processus. Les services techniques de l’État, qui ont rencontré les habitants, tentent de calmer les tensions.
Le torchon brûle entre les populations de Saré Guilèle et la municipalité de Tambacounda. Au cœur du différend : une opération de régularisation foncière engagée dans ce quartier périphérique de la commune.
Réunis au sein d’un collectif, les habitants exigent la suspension du processus et demandent l’ouverture d’un dialogue avec les autorités municipales. Ils dénoncent notamment l’absence d’informations préalables sur l’opération et s’interrogent sur les dimensions des parcelles qui leur seraient attribuées.
« Il y a de cela trois, cinq jours comme ça, ils sont venus dans notre quartier pour faire le lotissement sans informer personne au préalable, sans aucune explication », déplore Salif Coulibaly, porte-parole des habitants. Selon lui, les populations avaient plutôt été informées qu’elles allaient recevoir leurs documents d’habitation, les parcelles étant déjà, d’après elles, régularisées.
Le porte-parole conteste également la superficie des parcelles envisagées. « Avec cette forte chaleur de Tamba, comment peuvent-ils nous affecter des parcelles de 11 mètres sur 15 ? On ne peut pas accepter cela, car nous ne sommes pas dans une prison », déclare-t-il.
Un processus contesté depuis 2012
Les habitants s’interrogent également sur la reprise d’une opération de lotissement dans le quartier. Selon une intervenante, un premier lotissement avait déjà été effectué en 2012.
« En 2012, il y avait eu un autre lotissement. Alors pourquoi revenir en 2026 pour pouvoir faire encore un lotissement du quartier ? Nous ne comprenons absolument rien de ce qu’ils veulent faire », affirme-t-elle.
Elle ajoute que certaines personnes avaient déjà payé pour obtenir leurs documents d’habitation, ce qui alimente davantage les interrogations du collectif sur la procédure actuellement engagée.
Les services de l’État tentent de calmer les tensions
Face à la montée de la contestation, les services techniques de l’État ont rencontré les populations de Saré Guilèle pour échanger sur la situation. La rencontre n’a toutefois pas permis de dissiper les inquiétudes des habitants et s’est achevée sans accord apparent.
Malgré cette situation, le collectif assure qu’il entend poursuivre sa mobilisation. « Nous irons au bout de notre combat », promettent les populations, qui interpellent directement le maire de Tambacounda sur les engagements pris lors de la campagne municipale de 2022.
Le différend reste donc entier entre les habitants de Saré Guilèle et les autorités locales, les populations réclamant désormais davantage d’explications sur le processus de régularisation foncière en cours.
Le torchon brûle entre les populations de Saré Guilèle et la municipalité de Tambacounda. Au cœur du différend : une opération de régularisation foncière engagée dans ce quartier périphérique de la commune.
Réunis au sein d’un collectif, les habitants exigent la suspension du processus et demandent l’ouverture d’un dialogue avec les autorités municipales. Ils dénoncent notamment l’absence d’informations préalables sur l’opération et s’interrogent sur les dimensions des parcelles qui leur seraient attribuées.
« Il y a de cela trois, cinq jours comme ça, ils sont venus dans notre quartier pour faire le lotissement sans informer personne au préalable, sans aucune explication », déplore Salif Coulibaly, porte-parole des habitants. Selon lui, les populations avaient plutôt été informées qu’elles allaient recevoir leurs documents d’habitation, les parcelles étant déjà, d’après elles, régularisées.
Le porte-parole conteste également la superficie des parcelles envisagées. « Avec cette forte chaleur de Tamba, comment peuvent-ils nous affecter des parcelles de 11 mètres sur 15 ? On ne peut pas accepter cela, car nous ne sommes pas dans une prison », déclare-t-il.
Un processus contesté depuis 2012
Les habitants s’interrogent également sur la reprise d’une opération de lotissement dans le quartier. Selon une intervenante, un premier lotissement avait déjà été effectué en 2012.
« En 2012, il y avait eu un autre lotissement. Alors pourquoi revenir en 2026 pour pouvoir faire encore un lotissement du quartier ? Nous ne comprenons absolument rien de ce qu’ils veulent faire », affirme-t-elle.
Elle ajoute que certaines personnes avaient déjà payé pour obtenir leurs documents d’habitation, ce qui alimente davantage les interrogations du collectif sur la procédure actuellement engagée.
Les services de l’État tentent de calmer les tensions
Face à la montée de la contestation, les services techniques de l’État ont rencontré les populations de Saré Guilèle pour échanger sur la situation. La rencontre n’a toutefois pas permis de dissiper les inquiétudes des habitants et s’est achevée sans accord apparent.
Malgré cette situation, le collectif assure qu’il entend poursuivre sa mobilisation. « Nous irons au bout de notre combat », promettent les populations, qui interpellent directement le maire de Tambacounda sur les engagements pris lors de la campagne municipale de 2022.
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