« La loi ne donne pas à cette cour le pouvoir de retirer cette accusation », c'est ce qu'a déclaré le juge Greenwell Maluman devant le tribunal de Lusaka à l'issu du procès de Hakainde Hichilema, chef du Parti uni pour le développement national.
Accusé de trahison, Hichilema encourt une peine minimum de 15 ans de prison et risque même la peine de mort. Le magistrat a indiqué que celui-ci devait s'adresser à une autorité compétente pour statuer sur sa demande d'abandon des charges. En l'occurrence, la Haute cour de Lusaka.
A l'accusation de trahison s'ajoutent celles « d'insultes » et de « refus d'obtempérer à une injonction policière ». Pour ces deux charges, le juge a autorisé la libération de l’accusé contre une caution de 980 euros. Pourtant, le chef de l'opposition demeurera en détention jusqu'à la tenue de son procès, fixé au 10 mai prochain. En effet, la justice zambienne interdit la possibilité de libération sous caution en cas d'inculpation de trahison.
Depuis le 11 avril, date d'arrestation de Hakainde Hichilema, ses partisans manifestent à travers le pays pour protester contre sa détention. Selon eux, les poursuites intentées à leur leader sont « purement politiques ».
Face aux dégradations des bâtiments publics causées par les manifestants, le président Edgar Lungu a menacé en fin de semaine dernière de déclarer l'Etat d'urgence dans les régions agitées.
Accusé de trahison, Hichilema encourt une peine minimum de 15 ans de prison et risque même la peine de mort. Le magistrat a indiqué que celui-ci devait s'adresser à une autorité compétente pour statuer sur sa demande d'abandon des charges. En l'occurrence, la Haute cour de Lusaka.
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