La procédure, ouverte à la suite des investigations de la Division des investigations criminelles (Dic), poursuit ainsi son cours. L’enquête porte notamment sur les conditions d’exécution de deux contrats conclus entre le ministère de la Justice et la société Le Colombe Cyber Defense Operations Center, dirigée par l’homme d’affaires El Hadji Gora Diop Guèye.
Moussa Seydi maintient sa ligne de défense
Détenu préventivement depuis plusieurs mois, Moussa Seydi a été extrait de sa cellule avant-hier pour être entendu par le magistrat instructeur. Au cours de cette audition, l’ancien responsable de l’Administration pénitentiaire a maintenu les déclarations faites lors de l’enquête préliminaire. Il continue de nier les faits qui lui sont reprochés et conteste toute implication dans les irrégularités présumées liées à l’exécution du marché.
Devant le juge, Moussa Seydi aurait notamment expliqué que les fonds mis à sa disposition pour la formation, la maintenance et les autres opérations liées au marché avaient été utilisés conformément aux procédures. Cette ligne de défense n’a cependant pas entraîné de modification de son statut judiciaire. À l’issue de son audition, il a été reconduit en détention dans l’attente de la poursuite de l’instruction.
Un fournisseur placé sous mandat de dépôt
Le dossier s’est également enrichi d'un nouveau protagoniste. Convoqué dans le cadre des investigations, l’un des fournisseurs du marché a été placé sous mandat de dépôt.
Il est poursuivi pour complicité de détournement de deniers publics. Cette nouvelle inculpation vient élargir le champ des investigations et pourrait conduire les enquêteurs et les magistrats instructeurs à examiner davantage le rôle des différents intervenants dans l’exécution du marché.
Cinq chefs de prévention contre Moussa Seydi
Dans son réquisitoire introductif daté du 3 avril 2026, le Procureur financier vise Moussa Seydi pour cinq chefs de prévention : détournement de deniers publics, escroquerie sur deniers publics, faux en écriture publique authentique, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux.
Le montant du détournement reproché est évalué à 5 011 088 987 FCFA, tandis que l’escroquerie sur deniers publics porte, selon le Parquet, sur 3 120 637 720 FCFA. Concernant le détournement, le Parquet reproche notamment à l’ancien responsable pénitentiaire le versement d’une avance de démarrage de 1 377 900 000 FCFA. Les réquisitions font également état d’un différentiel inexpliqué de 3 633 188 987 FCFA.
La défense rejette ces accusations. Après examen des pièces du dossier — bons d’engagement, factures, bons de livraison et contrats de marché notamment — elle estime que les charges retenues contre son client sont insuffisantes. Pour les avocats de Moussa Seydi, l’avance de démarrage de 1 377 900 000 FCFA était expressément prévue par le contrat et avait été autorisée par l’autorité compétente.
S’agissant du différentiel de 3 633 188 987 FCFA, leur client avait expliqué, lors de son audition à la Dic, que cette somme correspondait notamment à l’avance de démarrage, aux frais de formation, aux prestations de maintenance et de support ainsi qu’au reliquat consacré à ces mêmes prestations.
Deux contrats portant sur 2 000 bracelets
Au cœur de l'affaire se trouvent deux contrats conclus entre le ministère de la Justice et la société Le Colombe Cyber Defense Operations Center d’El Hadji Gora Diop Guèye. Le premier, signé le 22 octobre 2020, porte sur l’acquisition de 1 000 bracelets électroniques pour un montant de 6 889 550 381 FCFA.
Le second contrat, conclu le 6 juillet 2023, concerne également 1 000 dispositifs, pour un montant de 5 340 000 000 FCFA. Soit un engagement financier cumulé de plus de 12,2 milliards de FCFA, même si le dossier est communément présenté comme celui du « marché de 11 milliards ».
Des bracelets non réceptionnés et des défaillances techniques
Les investigations ont surtout fait apparaître des interrogations sur l’exécution effective des contrats. Selon les éléments de l’enquête, la totalité des bracelets prévus n’aurait pas été effectivement réceptionnée par la Direction de l’administration pénitentiaire. À cette question quantitative s’ajoutent des problèmes techniques. 214 bracelets du lot livré auraient présenté des défauts, soulevant de nouvelles interrogations sur la conformité et la qualité des équipements fournis.
Avec l’audition de Moussa Seydi et le placement sous mandat de dépôt d’un fournisseur, l’instruction franchit ainsi une nouvelle étape. Les magistrats du Pool judiciaire financier devront désormais déterminer les responsabilités de chacun et établir les conditions dans lesquelles les fonds publics engagés dans ces marchés ont été utilisés, informe l'Observateur.
Moussa Seydi maintient sa ligne de défense
Détenu préventivement depuis plusieurs mois, Moussa Seydi a été extrait de sa cellule avant-hier pour être entendu par le magistrat instructeur. Au cours de cette audition, l’ancien responsable de l’Administration pénitentiaire a maintenu les déclarations faites lors de l’enquête préliminaire. Il continue de nier les faits qui lui sont reprochés et conteste toute implication dans les irrégularités présumées liées à l’exécution du marché.
Devant le juge, Moussa Seydi aurait notamment expliqué que les fonds mis à sa disposition pour la formation, la maintenance et les autres opérations liées au marché avaient été utilisés conformément aux procédures. Cette ligne de défense n’a cependant pas entraîné de modification de son statut judiciaire. À l’issue de son audition, il a été reconduit en détention dans l’attente de la poursuite de l’instruction.
Un fournisseur placé sous mandat de dépôt
Le dossier s’est également enrichi d'un nouveau protagoniste. Convoqué dans le cadre des investigations, l’un des fournisseurs du marché a été placé sous mandat de dépôt.
Il est poursuivi pour complicité de détournement de deniers publics. Cette nouvelle inculpation vient élargir le champ des investigations et pourrait conduire les enquêteurs et les magistrats instructeurs à examiner davantage le rôle des différents intervenants dans l’exécution du marché.
Cinq chefs de prévention contre Moussa Seydi
Dans son réquisitoire introductif daté du 3 avril 2026, le Procureur financier vise Moussa Seydi pour cinq chefs de prévention : détournement de deniers publics, escroquerie sur deniers publics, faux en écriture publique authentique, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux.
Le montant du détournement reproché est évalué à 5 011 088 987 FCFA, tandis que l’escroquerie sur deniers publics porte, selon le Parquet, sur 3 120 637 720 FCFA. Concernant le détournement, le Parquet reproche notamment à l’ancien responsable pénitentiaire le versement d’une avance de démarrage de 1 377 900 000 FCFA. Les réquisitions font également état d’un différentiel inexpliqué de 3 633 188 987 FCFA.
La défense rejette ces accusations. Après examen des pièces du dossier — bons d’engagement, factures, bons de livraison et contrats de marché notamment — elle estime que les charges retenues contre son client sont insuffisantes. Pour les avocats de Moussa Seydi, l’avance de démarrage de 1 377 900 000 FCFA était expressément prévue par le contrat et avait été autorisée par l’autorité compétente.
S’agissant du différentiel de 3 633 188 987 FCFA, leur client avait expliqué, lors de son audition à la Dic, que cette somme correspondait notamment à l’avance de démarrage, aux frais de formation, aux prestations de maintenance et de support ainsi qu’au reliquat consacré à ces mêmes prestations.
Deux contrats portant sur 2 000 bracelets
Au cœur de l'affaire se trouvent deux contrats conclus entre le ministère de la Justice et la société Le Colombe Cyber Defense Operations Center d’El Hadji Gora Diop Guèye. Le premier, signé le 22 octobre 2020, porte sur l’acquisition de 1 000 bracelets électroniques pour un montant de 6 889 550 381 FCFA.
Le second contrat, conclu le 6 juillet 2023, concerne également 1 000 dispositifs, pour un montant de 5 340 000 000 FCFA. Soit un engagement financier cumulé de plus de 12,2 milliards de FCFA, même si le dossier est communément présenté comme celui du « marché de 11 milliards ».
Des bracelets non réceptionnés et des défaillances techniques
Les investigations ont surtout fait apparaître des interrogations sur l’exécution effective des contrats. Selon les éléments de l’enquête, la totalité des bracelets prévus n’aurait pas été effectivement réceptionnée par la Direction de l’administration pénitentiaire. À cette question quantitative s’ajoutent des problèmes techniques. 214 bracelets du lot livré auraient présenté des défauts, soulevant de nouvelles interrogations sur la conformité et la qualité des équipements fournis.
Avec l’audition de Moussa Seydi et le placement sous mandat de dépôt d’un fournisseur, l’instruction franchit ainsi une nouvelle étape. Les magistrats du Pool judiciaire financier devront désormais déterminer les responsabilités de chacun et établir les conditions dans lesquelles les fonds publics engagés dans ces marchés ont été utilisés, informe l'Observateur.
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