Le Grand Parti (GP) refuse de disparaître dans le sillage de son fondateur. Alors que Malick Gakou a opéré un rapprochement avec le Pastef, le coordinateur des cadres du Grand Parti et conseiller municipal à Yoff, Papa Médoune Sow qualifie l’accord de fusion de « statutairement invalide » et d'« opportuniste ».
Dans une interview accordée au journal l’Observateur, le coordinateur des cadres tranche : « Le Grand Parti n'est pas la propriété personnelle de Malick Gakou ».
La fronde reproche surtout à l'ancien leader d'avoir violé les règles démocratiques internes de l'organisation. Selon les frondeurs, un tel tournant exigeait une convocation des instances et un Congrès majoritaire, ce qui n'a pas été respecté.
Pour Papa Médoune Sow, « un leader, même fondateur, ne peut pas décider, seul, de la disparition d'une formation politique », martelant que le droit de changer d'allégeance ne confère en rien celui de dissoudre un patrimoine collectif bâti depuis onze ans.
Malgré les départs enregistrés, le nouveau commandement revendique un ancrage solide dans trente départements et affirme que « le Grand Parti peut réellement survivre politiquement sans son fondateur ».
Tout en se disant ouvert à une éventuelle réconciliation si les règles statutaires sont rétablies, la ligne directrice reste ferme : le parti entend préserver son autonomie et défendre son programme « Suxali Sénégal » face au paysage politique national.
Dans une interview accordée au journal l’Observateur, le coordinateur des cadres tranche : « Le Grand Parti n'est pas la propriété personnelle de Malick Gakou ».
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