Selon de nouvelles données publiées par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le nombre d’arrivées en Europe de ressortissants d’Afrique de l'Ouest a chuté de 59 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période en 2025.
Seules 4 566 personnes originaires du Mali, du Sénégal, de Guinée et de Gambie ont été enregistrées sur les côtes européennes. Toutefois, ce recul global masque un report vers les voies méditerranéennes centrale et occidentale, où la proportion de migrants ouest-africains continue de progresser.
Face à cette évolution, la direction de l'organisme appelle à une analyse globale des parcours clandestins. « La diminution du nombre d’arrivées à un endroit ne signifie pas que les pressions ont disparu », a averti Amy Pope, directrice générale de l’OIM. « Les migrants empruntent souvent simplement d’autres itinéraires. C’est pourquoi nous devons considérer l’ensemble du parcours, de leur point de départ à leur destination. »
Sur la route atlantique vers les îles Canaries, le renforcement des contrôles au Maroc, en Mauritanie et au Sénégal a contraint les embarquements à se déplacer plus au sud, vers la Gambie, la Guinée et la Guinée-Bissau.
Ce contournement rallonge les trajets en mer de près de 750 kilomètres, portant la traversée jusqu'à 2 200 kilomètres. Malgré une forte baisse des arrivées depuis 2024, la mortalité reste alarmante : le nombre de décès et de disparitions n'a diminué que de 4 % entre 2024 et 2025, passant de 1 215 à 1 172 victimes.
Pour répondre à cette crise persistante, l'OIM préconise une coopération renforcée tout au long des corridors migratoires, combinant protection, création d'emplois et ouverture de voies légales.
Seules 4 566 personnes originaires du Mali, du Sénégal, de Guinée et de Gambie ont été enregistrées sur les côtes européennes. Toutefois, ce recul global masque un report vers les voies méditerranéennes centrale et occidentale, où la proportion de migrants ouest-africains continue de progresser.
Face à cette évolution, la direction de l'organisme appelle à une analyse globale des parcours clandestins. « La diminution du nombre d’arrivées à un endroit ne signifie pas que les pressions ont disparu », a averti Amy Pope, directrice générale de l’OIM. « Les migrants empruntent souvent simplement d’autres itinéraires. C’est pourquoi nous devons considérer l’ensemble du parcours, de leur point de départ à leur destination. »
Sur la route atlantique vers les îles Canaries, le renforcement des contrôles au Maroc, en Mauritanie et au Sénégal a contraint les embarquements à se déplacer plus au sud, vers la Gambie, la Guinée et la Guinée-Bissau.
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