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​Secteur parapublic : Lansana Gagny Sakho réclame l’accélération des changements à la tête des structures



Lansana Gagny Sakho, président du Cercle des administrateurs publics, appelle les autorités sénégalaises à accélérer le renouvellement des responsables à la tête des structures du secteur parapublic. Il affirme que près de 160 positions resteraient encore à pourvoir et estime que le gouvernement ne dispose plus de temps pour attendre.
 
« Le président a nommé 80 personnes, mais il y a, si je ne me trompe pas, rien que dans le secteur parapublic, il y a 160 positions qui restent », a déclaré Dr Sakho, appelant les autorités à procéder rapidement aux changements. Selon lui, le président de la République doit s’entourer de cadres capables de défendre et de mettre en œuvre efficacement les politiques publiques. « Il faut demander au président de chercher des cadres qui ont la compétence et qui ont le vocabulaire, qui savent aller chercher les mots pour la défense », a-t-il lancé à l’endroit des ministres.
 
L’expert estime également que les dirigeants des structures publiques doivent être évalués sur leur capacité à produire des résultats. Cette position intervient alors que le secteur parapublic fait l’objet d’une réforme visant notamment à renforcer l’évaluation de ses dirigeants. Une décision du Conseil des ministres du 20 mai 2026 a notamment instauré l’évaluation systématique des directeurs généraux des entités parapubliques.
 
Sur le plan économique, Lansana Gagny Sakho a par ailleurs dressé un constat critique de la situation du Sénégal. Il a notamment évoqué l’attractivité du pays, les relations avec les institutions financières internationales et le dossier Cosmos-Sangomar. « 2024, 2026, le pays est resté bloqué en réalité. La presse dont on parle, on n'a même pas atteint 10 % des résultats », a-t-il affirmé, avant de mettre en cause l’évolution de l’attractivité du Sénégal et le départ, selon lui, du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.
 
Lansana Gagny Sakho s’est également montré critique à l’égard du recours au « financement endogène », estimant que cette approche ne saurait, à elle seule, répondre aux besoins de financement du pays. Il a aussi dénoncé la rupture du contrat lié au projet Cosmos-Sangomar, estimant qu’une telle décision pourrait affecter la crédibilité de l’État. « Casser un contrat comme ça, ce que ça fait, c'est que vous dégradez toute la crédibilité de la République de ce pays », a-t-il déclaré.
 
Le président du Cercle des administrateurs publics a enfin appelé les membres du gouvernement à être davantage présents sur le terrain et à défendre les politiques publiques auprès des populations. « Dans le contexte où nous sommes, le président de la République a besoin de ministres engagés qui sont sur le terrain, qui sont capables de défendre sa politique publique et d'expliquer aux populations ce que nous sommes en train de faire », a-t-il soutenu.
 
Il a également appelé à mettre fin, selon lui, au maintien de responsables qui ne partageraient pas les orientations de l’actuel pouvoir. « Pourquoi on va les garder ? Ça n'a pas de sens. Il faut en finir », a-t-il conclu.


Dimanche 4 Octobre 2026 - 01:15


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