À l’Assemblée nationale, les députés poursuivent depuis ce lundi matin l’examen de deux textes en séance plénière notamment le projet de loi n° 15/2026 portant Code du Travail et le projet de loi n° 16/2026 relatif au Code de la Sécurité sociale. Les débats relancent la question de la concertation entre les différentes parties prenantes du dialogue social.
L’ancien ministre du Travail, Samba Sy, a estimé que le processus aurait dû être davantage inclusif. Selon lui, l’élaboration d’un texte « aussi sensible » ne peut se faire sans une véritable implication du patronat et des organisations de travailleurs.
« J’ai le sentiment que, quand même, à tout le moins, c’est assez mal engagé. On ne peut pas, dans une affaire qui concerne trois parties, le patronat, les travailleurs, le gouvernement, déposer des textes aussi importants que ceux-là sans que les autres parties ne soient informées de ce qui a été déposé, du contenu de ces textes » , a-t-il déclaré sur les ondes de la Rfm lors du journal de ce lundi.
Il a également souligné les tensions que cela peut provoquer dans le climat social. « Évidemment, on comprend que, de l’autre côté, ça soulève la colère des travailleurs, mais aussi celle du patronat, parce que ce qui lie les parties contractantes devrait, en toute bonne logique, être connu et accepté de ces parties », a-t-il indiqué.
Pour Samba Sy, ce manque de concertation s’inscrit dans un contexte plus large de malentendus au niveau national. Ainsi, il a insisté sur la nécessité « d’une meilleure transparence en amont des réformes ». « À mon sens, que des discussions en amont se fassent et que toutes les parties soient bien informées et qu’elles discutent de ce qui les engage», a-t-il soutenu.
D’après la Rfm, les syndicats, de leur côté, ont estimé que le nouveau Code du travail ne protège pas suffisamment les travailleurs, notamment en ce qui concerne les conditions d’accès au contrat à durée indéterminée (CDI), jugées trop restrictives par certains acteurs du mouvement syndical.
L’ancien ministre du Travail, Samba Sy, a estimé que le processus aurait dû être davantage inclusif. Selon lui, l’élaboration d’un texte « aussi sensible » ne peut se faire sans une véritable implication du patronat et des organisations de travailleurs.
« J’ai le sentiment que, quand même, à tout le moins, c’est assez mal engagé. On ne peut pas, dans une affaire qui concerne trois parties, le patronat, les travailleurs, le gouvernement, déposer des textes aussi importants que ceux-là sans que les autres parties ne soient informées de ce qui a été déposé, du contenu de ces textes » , a-t-il déclaré sur les ondes de la Rfm lors du journal de ce lundi.
Il a également souligné les tensions que cela peut provoquer dans le climat social. « Évidemment, on comprend que, de l’autre côté, ça soulève la colère des travailleurs, mais aussi celle du patronat, parce que ce qui lie les parties contractantes devrait, en toute bonne logique, être connu et accepté de ces parties », a-t-il indiqué.
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