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À la Une: colère à Bankass au Mali



À la Une: colère à Bankass au Mali
« Pour protester contre l’attaque terroriste qui a fait plus de 130 morts ce week-end parmi les civils dans le cercle de Bankass au centre du Mali, les forces vives de Bandiagara, composées d’élus, de leaders communautaires et de la société civile, ont entamé, hier mardi, une action de "désobéissance civile". » C’est ce que rapporte notamment Le Soft  à Bamako. « Les services étatiques et non étatiques sont fermés jusqu’à nouvel ordre. »

Les forces vives de la région dénoncent « l’indifférence des autorités, poursuit Le Soft, malgré les différentes rencontres tenues et les missions effectuées pour demander la sécurisation des personnes et de leurs biens. Seuls les centres de santé, les commerces et les ambulances restent fonctionnels. De son côté, le gouvernement a assuré que toutes les dispositions seraient prises pour rechercher et traduire les auteurs de ces crimes devant la justice, affirmant du même coup que la protection des personnes et de leurs biens demeure "sa priorité absolue". Dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, rapporte encore Le Soft, on peut voir la colère et le mécontentement sur les visages des personnes qui s’expriment, réclamant de la part du gouvernement malien plus de sécurité afin que les habitants de ces localités puissent vaquer librement à leurs occupations sans craindre pour leur vie. »

Le junte malienne en accusation
« Pourquoi ce massacre ? », s’interroge Mourya La Voix du Niger, journal proche du pouvoir de Niamey. « La réponse sans équivoque indexe la responsabilité de la junte militaire, estime le journal nigérien. Un pouvoir kaki qui n’a pas su apporter la protection nécessaire à ses citoyens qui ont subi l’ignominie des forces du mal, le seul tort, selon leurs assassins, ayant été d’avoir coopéré avec l’armée malienne qui a mené des opérations anti-terroristes dans la zone. Les représailles ont donc été foudroyantes contre de pauvres hères alors que les zélateurs de la junte militaire veulent vainement faire croire à l’opinion que tous les problèmes du Mali sont le fruit des sanctions infligées au pays par la Cédéao. »

Et Mourya de hausser le ton en direction de la junte malienne : « en s’acoquinant avec une société de sécurité privée russe, en l’occurrence Wagner, en lieu et place d’accords officiels d’État à État, les putschistes au pouvoir ignoraient-ils les risques qu’ils faisaient courir à leur pays ? En signant l’arrêt de mort du G5 Sahel, la force conjointe que le Mali formait avec le Burkina Faso, le Tchad, la Mauritanie et le Niger, le colonel Assimi Goïta et ses lieutenants ne savaient-ils pas qu’ils faisaient le jeu du terrorisme ? En faisant des forces française Barkhane et européenne Takuba des pestiférées à éloigner du Mali, les putschistes n’ont-ils pas élargi le boulevard pour les terroristes ? »

France : 17 députés d’origine africaine
A la Une également, ces nouveaux députés français d’origine africaine… Jeune Afrique nous brosse leur portrait.

« À l’issue du scrutin des 12 et 19 juin qui a largement rebattu la composition de la représentation nationale française, de nouvelles figures originaires du continent font leur entrée au palais Bourbon, incarnant un peu plus la diversité de la société française », note le site panafricain.

« Ils sont au total 17 députés : binationaux, nés en Afrique ou nés en France de parents Africains. Parmi eux, Rachel Keke (Nupes). Cette Franco-Ivoirienne de 49 ans, native d’Abobo en Côte d’Ivoire, femme de chambre, s’est fait connaître pour son combat contre le groupe hôtelier Accor. Karim Ben Cheïkh : également candidat de la Nupes, ce Franco-Tunisien de 45 ans, diplomate de carrière, est le seul candidat de la gauche à avoir remporté l’adhésion des Français expatriés. Il représente la 9e circonscription des Français de l’étranger, qui comprend le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest. »

« On peut encore citer, parmi ces nouveaux députés français d’origine africaine, Nadège Abomangoli, native du Congo Brazzaville, ancienne militante de SOS Racisme. Carlos Martens Bilongo, enseignant en économie, né en France de parents congolais et angolais. Ou encore Farida Amrani, née au Maroc en 1976, arrivée en France à l’âge de deux ans ».

RFI

Mercredi 22 Juin 2022 - 09:45


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