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Abrogation du décret instituant le fonds commun: les magistrats corsent la dose

A l’occasion de leur assemblée générale, le samedi 1er septembre dernier au CESAG, les magistrats de l’Union des magistrats du Sénégal(UMS) ont décidé de franchir un nouveau palier dans la dénonciation de l’abrogation du décret instituant leur fonds commun.



Abrogation du décret instituant le fonds commun: les magistrats corsent la dose
Les magistrats de l’Union des magistrats du Sénégal(Ums) ont tenu à rappeler à rappeler à l’exécutif qu’ils ne sont pas et n’accepteront « jamais d’être traités comme des fonctionnaires ordinaires ». Ils ont réédité cette position lors de l’assemblée générale qu’ils ont tenue le samedi 1er septembre 2012 au Cesag. Les magistrats de l’Ums en ont après le projet de décret pris lors du conseil des ministres du 30 août 2012 portant abrogation du décret instituant le fonds commun des magistrats. Pour rappel, le fonds commun a été proposé  aux magistrats par l’ancien régime pour  remplacer  la défiscalisation de l’indemnité de judicature qui n’était pas possible.

«Même s’il est exact que la rémunération des magistrats a connu une évolution notable ces dernières années, il n’en reste pas moins vrai qu’en raison d’un système d’imposition dévastateur, nous sommes moins bien payés que certains fonctionnaires de même hiérarchie», a martelé leur président, Abdou Aziz Seck, qui s’exprimait ainsi en présence du ministre de tutelle, Mme Aminata Touré, ministre de la Justice, Garde des sceaux, qui présidait la cérémonie d’ouverture.

En prenant la parole, Mme le ministre a estimé qu’en « privilégiant un dialogue ouvert, courtois à la limite de ce que l’état peut faire… nous pourrions travailler ensemble au bénéfice des justiciables Sénégalais ». Et d’ajouter que  «les magistrats sont nos mandants et nous travaillons pour eux, il faut toujours le garder à l’esprit». L’Ums déplore justement le fait qu’il n’y ait pas eu de concertation entre eux et les autorités avant l’annonce du décret.
Aussi, les magistrats de l’UMS n’en ont cure et ont décidé de saisir l’Union Internationale des Magistrats pour dénoncer « la volonté du gouvernement de revenir illégalement sur des droits acquis et au-delà de remettre en cause les conditions de l’indépendance de la Justice», disent-ils.

Du décret d’abrogation en question, Abdou Aziz Seck dira que «Ce qui nous gène le plus dans cette décision étatique c’est que cela a été annoncé en conseil des ministres après avoir annoncé la suppression du Sénat, et celui du poste du vice-président, comme si on voulait faire croire à l’opinion qu’en retirant ce décret on faisait faire des économies au budget national  pour soutenir les sinistrés des inondations », déclare t-il. Ce qui, selon lui, « est totalement faux dans la mesure où ce décret n’est pas encore entré en vigueur».

Rappelons que l’Assemblée générale annuelle de l’U.M.S. est l’occasion pour les magistrats de se retrouver entre collègues pour échanger sur leurs préoccupations de leur secteur, mais également une opportunité pour eux de s’adresser, par la voix du Président de l’U.M.S., au Garde des Sceaux. Celui-ci a par ailleurs annoncé le redéploiement éventuel de services judiciaires dans certains départements à l’image du département de Ranérou. « Ainsi que certains tribunaux départementaux  qui seront érigés en tribunaux d’instance avec une compétence beaucoup plus grande », déclare Aminata Touré.
 
 
 source: Sudonline


Lundi 3 Septembre 2012 - 11:15


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