La chambre d'instruction de la Cour d'appel de Versailles a rendu, ce mardi 3 mars 2026, un avis partiellement favorable à la demande d'extradition de Madiambal Diagne vers le Sénégal. Cette décision de la justice française valide une partie des griefs transmis par Dakar tout en prononçant une prescription pour d'autres faits visés. Le patron du groupe Avenir Communication et ses conseils ont immédiatement réagi en annonçant un pourvoi en cassation, une démarche qui suspend l'exécution de cet avis en attendant un nouvel arbitrage juridique.
Maître Vincent Bréngard, avocat du journaliste, a vivement contesté la logique de la chambre d'instruction, dénonçant une décision « qui coupe la poire en deux ». La défense souligne une contradiction majeure. Si la Cour reconnaît qu'une partie de la demande de l'État du Sénégal n'est pas fondée, elle ne tire pas pour autant la conclusion d'un rejet global. Pour les avocats, ce verdict n'est en rien une victoire pour Dakar, car il fragilise la crédibilité des accusations de blanchiment et d'escroquerie initialement portées. Ils s'étonnent que la juridiction n'ait pas été « jusqu'au bout de son raisonnement » en rejetant l'intégralité d'une procédure qu'ils jugent bancale.
L'origine de cette procédure remonte à un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) mettant en cause le journaliste pour des faits présumés d'escroquerie, d'association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux portant sur des deniers publics. L'épilogue de ce feuilleton judiciaire est encore lointain car, même en cas de validation par la Cour de cassation, la procédure devra basculer sur un terrain administratif avec la signature nécessaire d'un décret d'extradition par le Premier ministre français, lui-même susceptible de recours devant le Conseil d'État.
Maître Vincent Bréngard, avocat du journaliste, a vivement contesté la logique de la chambre d'instruction, dénonçant une décision « qui coupe la poire en deux ». La défense souligne une contradiction majeure. Si la Cour reconnaît qu'une partie de la demande de l'État du Sénégal n'est pas fondée, elle ne tire pas pour autant la conclusion d'un rejet global. Pour les avocats, ce verdict n'est en rien une victoire pour Dakar, car il fragilise la crédibilité des accusations de blanchiment et d'escroquerie initialement portées. Ils s'étonnent que la juridiction n'ait pas été « jusqu'au bout de son raisonnement » en rejetant l'intégralité d'une procédure qu'ils jugent bancale.
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