Le député Mouramani Kaba Diakité a récemment interpellé publiquement son collègue Guy Marius Sagna sur sa page Facebook, s’interrogeant sur les véritables motivations de ses prises de position répétées concernant l’affaire Softcare.
Député du parti Pastef et également vice-secrétaire général de cette formation politique, Diakité a déclaré publiquement que certains intérêts liés à l’industrie pharmaceutique et à l’importation de produits d’hygiène seraient en train de manœuvrer afin de discréditer Softcare et de reprendre le contrôle du marché de l’importation.
Il a ainsi appelé son collègue à s’expliquer devant le peuple sénégalais :
Pourquoi s’en prendre de manière répétée au Ministre de la Santé, au Directeur général de l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP), et aller jusqu’à attaquer directement Softcare elle-même ?
Pourquoi s’en prendre de manière répétée au Ministre de la Santé, au Directeur général de l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP), et aller jusqu’à attaquer directement Softcare elle-même ?
« Oui ! Nous devons protéger la santé publique tout en protégeant Softcare contre les prédateurs et les lobbies pharmaceutiques importateurs de produits d’hygiène », a écrit Diakité.
Il a poursuivi :
« En attendant les conclusions de la commission parlementaire et des différentes missions d’inspection, et sur la base des enquêtes que j’ai personnellement menées en tant qu’élu et représentant du peuple, je peux affirmer sans risque de me tromper que la société Softcare est en règle. »
Le député a précisé qu’il n’entendait pas « entraver le travail des commissions », mais qu’il restait convaincu que :
« Une fois que les résultats positifs de l’enquête seront inévitablement rendus publics, ceux qui ont tenté de salir l’image de cette entreprise pilier de notre économie devront en payer le prix le plus lourd. Car ils ont non seulement semé la peur, mais aussi gravement porté atteinte à notre environnement de santé publique. »
Diakité a rappelé que :
« Implantée seulement en 2022, Softcare a toujours respecté l’ensemble des lois et règles encadrant l’activité entrepreneuriale. Entre 2023 et 2025, elle a injecté 20 milliards de francs CFA dans les caisses de l’État et employé des milliers de compatriotes. »
Il a ensuite interpellé directement son collègue :
« C’est précisément cela qui explique notre indignation face au comportement du député Guy Marius Sagna.
Pourquoi se débat-il ainsi ?
Pourquoi attaque-t-il le Directeur général de l’ARP et le Ministre de la Santé ?
Quels intérêts défend-il ?
Pourquoi ce long silence, avant une prise de parole aussi soudaine que virulente ?
Serait-il devenu le bras exécutif de certains lobbies d’importation de produits d’hygiène ? »
Il a ajouté :
« Qui a déjà vu un compatriote se plaindre d’effets indésirables liés à l’utilisation des produits Softcare ?
Salir Softcare, c’est affaiblir le tissu industriel et l’emploi au Sénégal. »
Et d’avertir :
« Dans les prochains jours, je révélerai au peuple toutes les manigances et manipulations dissimulées derrière ces attaques, issues d’un lobbying malsain. »
Une activité politique jugée inhabituelle
Ces dernières semaines, Guy Marius Sagna s’est effectivement montré particulièrement actif dans ses prises de parole publiques sur l’affaire Softcare.
Auparavant, lors du dépôt collectif d’une pétition auprès du Ministère de la Santé et de l’Action sociale, il avait publiquement mis en doute la crédibilité du Directeur général de l’ARP, tout en exprimant à plusieurs reprises son insatisfaction quant au rythme de traitement du dossier par le ministère.
Une entreprise sous pression médiatique
Pour Softcare, placée au centre de la tourmente médiatique, il est indéniable que la multiplication des mises en cause publiques dépasse largement le cadre habituel du débat public sénégalais.
En réalité, depuis l’annonce du 8 décembre, une offensive médiatique progressive et persistante s’est rapidement mise en place contre l’entreprise, affectant lourdement cette société industrielle pourtant reconnue pour sa contribution exemplaire à l’économie nationale.
Objectivement, comme le suggère le député Mouramani Kaba Diakité, l’affaire Softcare a effectivement créé une opportunité pour les concurrents du leader sénégalais de l’industrie des produits d’hygiène.
Profitant de la crise de confiance, ces acteurs concurrents grignotent progressivement des parts de marché auparavant détenues par Softcare.
______________
Un impact social et économique réel
Des milliers de familles sénégalaises dépendantes de la chaîne de valeur de Softcare se trouvent aujourd’hui directement affectées.
Récemment, plusieurs lettres internes d’employés, dont l’authenticité a été confirmée, ont circulé en ligne.
Ces salariés appellent collectivement à respecter les conclusions finales de l’enquête et à ne pas céder à la tentation de condamner l’entreprise sur la base de rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux.
Avant l’affaire Softcare, le tableau était pourtant tout autre.
Softcare était largement reconnue comme une marque nationale de produits d’hygiène très appréciée des consommateurs sénégalais.
Grâce à sa production locale, l’entreprise a créé des milliers d’emplois, répondu aux besoins quotidiens de millions de ménages et contribué de manière stable et significative aux recettes fiscales de l’État, soutenant ainsi l’économie nationale et le bien-être social.
Tout récemment, Softcare a d’ailleurs reçu le Prix de la Contribution Excellente décerné par la Fédération nationale des détaillants du Sénégal (FNBM).
En matière de qualité de production, Softcare figure parmi les rares entreprises sénégalaises du secteur à détenir trois certifications ISO dans la fabrication de produits d’hygiène.
En matière de qualité de production, Softcare figure parmi les rares entreprises sénégalaises du secteur à détenir trois certifications ISO dans la fabrication de produits d’hygiène.
En 2024, au plus fort des inondations, Softcare a également apporté une aide humanitaire à Touba Ca Kanam, soutenant les efforts d’urgence et contribuant au retour rapide à une vie normale pour les populations locales.
Aujourd’hui, en raison de prises de parole marquées par la spéculation, amplifiées par les réseaux sociaux, cette entreprise autrefois exemplaire fait face à une crise de confiance.
Pendant ce temps, d’autres acteurs du secteur, dont les standards de production seraient parfois moins stricts, ont récemment enregistré d’importants gains de parts de marché.
À cet égard, la situation vécue par Softcare apparaît pour beaucoup comme fondamentalement injuste — et peut-être même comme l’un des objectifs sous-jacents de cette affaire.
Dès lors, les propos du député Mouramani Kaba Diakité résonnent avec une certaine force :
« L’opinion publique est en train de nuire aux entreprises industrielles sénégalaises de qualité. »
Autres articles
-
Dakar : L'OCRTIS démantèle un réseau de trafic international entre Paris et Ngor
-
CAN 2025 : Les félicitations du Président Diomaye Faye aux « Lions » après leur victoire contre l’Égypte
-
Sortie de Cheikh Bara Ndiaye : le CDEPS dénonce des propos diffamatoires et annonce des actions judiciaires
-
🛑 Direct | « Fan zone» Place de la nation : suivez l'ambiance des supporters sénégalais
-
Portrait du Koweït : Le géant de l'or noir accueille Bassirou Diomaye Faye





Dakar : L'OCRTIS démantèle un réseau de trafic international entre Paris et Ngor


