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Affaire des supporters détenus au Maroc : une mobilisation prévue, samedi 28 février à Dakar



L’onde de choc consécutive à la condamnation de dix-huit supporters sénégalais par le tribunal de première instance de Rabat continue de secouer le pays. Entre accusations de maltraitance et dénonciation d'une diplomatie sportive défaillante, la colère s'organise avec l'annonce d'une mobilisation dans les rues de Dakar le samedi 28 février prochain.
 
Bacary Cissé, président de la commission communication de la Fédération Sénégalaise de Football, n'a pas caché son « émotion » et son « amertume » face à ce qu'il qualifie désormais de véritable prise d'otage. Selon lui, « le rapport transmis aux autorités sportives et politiques met en lumière des conditions de détention alarmantes ». « Les témoignages font état de supporters contraints de jeûner sans assistance adéquate, la délégation sénégalaise ayant dû intervenir directement pour leur fournir de quoi rompre le jeûne face à l'obstruction des services de police locaux », a -t- il confié sur la Rfm.
 
Du côté de l’AS Les Bouguies, l'indignation est tout aussi vive. Blaise Niane, responsable juridique du comité des supporters, rejette catégoriquement les accusations de « violence » portées contre ces jeunes. Il soutient, images à l'appui, que les prévenus tentaient au contraire de calmer les esprits avant d'être eux-mêmes victimes de brutalités. Au-delà de la sentence judiciaire, le collectif fustige l'attitude des autorités sénégalaises. Il déplore un « manque criant de protection consulaire » et s'étonne que le retour triomphal de l'équipe nationale au pays se soit fait alors que des concitoyens croupissaient déjà dans les geôles marocaines.

Face à ce sentiment d'injustice une marche nationale a été officiellement fixée au samedi 28 février à Dakar afin de permettre un rassemblement massif de la société civile et des comités de supporters de tout le pays. L'objectif est de mettre la pression sur l'État pour qu'il prenne ses responsabilités.
Sur le plan juridique, le Sénégal dispose désormais d'un délai de dix jours pour interjeter appel. Toutefois, face à la lenteur potentielle des procédures, l'option d'une demande de grâce royale adressée directement au souverain marocain est également évoquée comme une voie de sortie de crise.


Lundi 23 Février 2026 - 17:45


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