Dans le cortège, un poster géant. On reconnaît la photo du chef malien de l’ex-junte, le général Amadou Sanogo, sanglé dans sa tenue militaire. Pour lui et ses seize autres co-inculpés, aux arrêts depuis plus de quatre ans sans jugement, les manifestants, comme cette étudiante, dénoncent la lenteur de la justice : « Il faudra les juger ou bien les libérer. Il faut que l'Etat s’assume. On a dépassé les trois ans. Il faut les juger ou les libérer. »
Eviter les déballages ?
Pour une autre manifestante, épouse d’un ancien ministre malien de la Défense, également inculpé, si on ne tient pas le procès, c’est pour éviter les déballages : « Si l’Etat ne cache pas quelque chose… Quelqu’un qui est arrêté demande le jugement. Si l’Etat ne cache pas quelque chose, pourquoi ne pas le juger ? »
Des mesures seront prises
La marche s'est poursuivie sans incident, avec un service de maintien d’ordre irréprochable, jusqu’à la cité administrative de Bamako. Sur place, le Premier ministre malien, Abdoulaye Idrissa Maïga, et des membres du gouvernement ont reçu une délégation du collectif des épouses et parents des militaires poursuivis dans l’affaire du charnier, découvert près de Bamako en 2013. Echange de propos, le gouvernement affirme comprendre le cri du cœur des manifestants. Des mesures seront prises.
Eviter les déballages ?
Pour une autre manifestante, épouse d’un ancien ministre malien de la Défense, également inculpé, si on ne tient pas le procès, c’est pour éviter les déballages : « Si l’Etat ne cache pas quelque chose… Quelqu’un qui est arrêté demande le jugement. Si l’Etat ne cache pas quelque chose, pourquoi ne pas le juger ? »
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