Joseph Mathunjwa, le président de l'Amcu au milieu des mineurs grévistes à Rustenburg, le 23 janvier 2014.
L’appel à la grève a été lancé par Amcu, un petit syndicat radical, devenu majoritaire dans le secteur du platine. La semaine dernière, Amcu a rejeté une offre de revalorisation des salaires sur 3 ans avec une augmentation comprises entre 7,5 et 9 % la première année. AMCU demande purement et simplement que les salaires soient doublés.
Mais pour Johan Olivier, économiste à Webber Wentzel, un compromis va être dur à trouver tellement les positions des deux parties sont éloignés : « Cela va être très difficile. Il va falloir évidemment que les producteurs de platine fassent une proposition plus concrète, plus alléchante. Par exemple, ils pourraient peut-être aller jusqu’à 9,5% d’augmentation et ajouter à cela des allocations supplémentaires. Mais ça va tout de même être très loin de ce que demande AMCU. Donc AMCU va également devoir faire un effort et être beaucoup plus réaliste. »
Le syndicat AMCU a fait des promesses aux salariés que l'économiste juge inaccessibles : « C’est là où le syndicat est un peu coincé, parce qu’il a fait miroiter à ses membres qu’il allait leur obtenir au moins 12 500 rands, ce qui est bien au-delà du minimum payé par les producteurs de platine. Moi, je pense que nous nous dirigeons vers une grève longue, et que les mineurs vont peu à peu devenir frustrés et que des violences risquent d’éclater. »
D'après l'économiste Johan Olivier, l'intervention du gouvernement est souhaitable et haut plus haut niveau. Il recommande celle du vice-président pour tenter de rapprocher les deux parties. De même, il conseille au syndicat AMCU de « tempérer et réduire les attentes de ses membres ».
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