En visite officielle à Nairobi, le président français Emmanuel Macron a fustigé, ce dimanche 10 mai 2026, les décisions stratégiques des autorités de transition au Mali. Le chef de l'État a estimé que l'actualité récente « montre que la junte malienne n'a pas pris la meilleure décision » en exigeant le retrait des forces françaises, lesquelles ont conduit les opérations de lutte contre le terrorisme dans le pays jusqu'en 2022.
Cette déclaration intervient alors que le Mali fait face, depuis la fin du mois d'avril, à une offensive de grande ampleur menée conjointement par des groupes jihadistes et des mouvements rebelles à dominante touareg. Selon les observateurs, cette pression militaire sans précédent fragilise considérablement le pouvoir en place à Bamako, issu des coups d'État de 2020 et 2021.
Le divorce diplomatique entre Paris et Bamako s'est étendu à d'autres pays de la région, notamment au Burkina Faso et au Niger, où des changements de régime similaires en 2022 et 2023 ont également abouti au départ des troupes françaises. Pour Emmanuel Macron, les difficultés sécuritaires actuelles du Mali illustrent les conséquences de cette rupture de coopération militaire dans un contexte de recrudescence de l'instabilité au Sahel.
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