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Album d’un énième retour: De l’AIBD à la VDN... à la recherche d’un chef

Arrivé en fin d'après midi en jet privé, ce jeudi 7 février 2019, l'ancien chef d’État sénégalais, Abdoulaye Wade a pris la route nationale pour se rendre au siège de son parti (PDS), afin d'annoncer sa volonté d'interférer dans l'élection présidentielle de 2019. Ils étaient des milliers à l'accueillir dans les quartiers de Dakar. Une centaine à l'aéroport. Sans compter la quarantaine de journalistes prêts à capter son arrivée.



En évinçant Abdoulaye Wade du pouvoir en 2012, Macky Sall devait être un tournant. Celui d'un Sénégal pour tous. Sept ans plus tard, même si la société sénégalaise semble divisée, nombreux sont ceux qui ont déchanté. La plupart des problèmes sociaux et structurels ne sont pas solutionnés, et l’image du Sénégal de demain ne parait pas répondre aux aspirations et besoins d'une grande partie de la population. Face aux déséquilibres, à la fragmentation du tissu urbain, la dégradation des conditions de vie pour les uns, la mise en péril de la démocratie pour les autres, l'ancien régime de Wade semblait plus prospère à entendre ses partisans, et ce même s'il n'est pas rare d'entendre que « Macky n'est que la continuité de Wade ».

Témoignage d'une désillusion, laissant place à la nostalgie d'un passé perçu comme plus florissant, les jeunes courent pour accompagner le cortège de l'ancien président. Déçu par l'actuel, insatisfait de ceux qu'on leur propose, une partie des sénégalais semblent à la recherche d'un chef pour les guider. Ce qui est sûr, c'est que ne pouvant être élus, Karim Wade ou son père ne pourront pas les décevoir. Tous ne se sont bien sûr pas déplacés. Dans les rues adjacentes, la vie suit son cours avec son lot de galères quotidiennes. Sur la route nationale, le cortège de tête passé, voitures et camions reprennent leur place.








Laurence Grun (texte) et Pierre Vanneste (photos)

Vendredi 8 Février 2019 - 01:18



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