La cour d'appel d'Alger a confirmé ce mardi le verdict de première instance en condamnant l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal à cinq ans de prison ferme. Cela notamment pour « atteinte à l'unité nationale », selon un correspondant de l'AFP présent dans la salle.
Boualem Sansal avait été condamné le 27 mars à cinq ans de réclusion par le tribunal de Dar El Beida, près d'Alger, notamment pour des déclarations en octobre 2024 au média français d'extrême droite Frontières, où il estimait que l'Algérie avait hérité sous la colonisation française de territoires appartenant jusque-là au Maroc. Mardi 24 juin, le parquet avait requis une peine de dix ans de prison.
Réagissant quelques minutes après l'annonce, le Premier ministre français François Bayrou a dit espérer « des mesures de grâce » du président algérien Abdelmadjid Tebboune sur ce dossier. « La situation que Boualem Sansal subit est une situation que tous les Français et le gouvernement français trouvent insupportable, à juste titre. Maintenant qu'il y a eu condamnation, on peut imaginer que des mesures de grâce, notamment en fonction de la santé de notre compatriote, soient prises », a déclaré le chef du gouvernement français en marge d'un déplacement.
Boualem Sansal avait été condamné le 27 mars à cinq ans de réclusion par le tribunal de Dar El Beida, près d'Alger, notamment pour des déclarations en octobre 2024 au média français d'extrême droite Frontières, où il estimait que l'Algérie avait hérité sous la colonisation française de territoires appartenant jusque-là au Maroc. Mardi 24 juin, le parquet avait requis une peine de dix ans de prison.
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