La polémique se poursuit au sein des députés européens sur le contrat portant sur la livraison de 380 bus au gaz naturel comprimé (GNC) à Dakar. C’est un projet de transport de grande ampleur, d'une valeur de 320 millions d'euros, environ 210 milliards de FCFA.
Barry Andrews, président de la commission du développement du Parlement européen, soutient fermement la souveraineté du Sénégal dans l'attribution de ce contrat. Alors que l'entreprise chinoise CRRC est favorite face au suédois Scania grâce à une offre deux fois moins chère, l'eurodéputé irlandais estime que Dakar doit choisir la meilleure option économique. « Mon message aux autorités sénégalaises est clair : agissez dans votre propre intérêt », a-t-il affirmé, ajoutant que les autorités devraient « absolument » choisir l'offre chinoise si elle s'avère plus avantageuse, car « l'objectif principal est qu'ils obtiennent les bus ».
Cette position suscite toutefois des tensions au sein de l'UE, notamment face aux partisans de l'« autonomie stratégique » comme le député franco-italien Sandro Gozi. Ce dernier plaide pour qu'une « nette préférence européenne » accompagne les financements de l'Union afin de contrer les entreprises étrangères subventionnées.
Barry Andrews rejette pourtant cette vision de l'aide liée, avertissant qu'elle « augmente le coût de tout projet de 15 à 30 % ». Pour lui, la priorité de l'aide au développement reste la lutte contre la pauvreté : « Vous demandez en réalité aux Sénégalais de payer le double », a-t-il conclu pour justifier son refus de favoriser artificiellement les constructeurs européens.
Pour le moment, les autorités sénégalaises ont reporté leur décision finale à la fin de l'année 2026.
Barry Andrews, président de la commission du développement du Parlement européen, soutient fermement la souveraineté du Sénégal dans l'attribution de ce contrat. Alors que l'entreprise chinoise CRRC est favorite face au suédois Scania grâce à une offre deux fois moins chère, l'eurodéputé irlandais estime que Dakar doit choisir la meilleure option économique. « Mon message aux autorités sénégalaises est clair : agissez dans votre propre intérêt », a-t-il affirmé, ajoutant que les autorités devraient « absolument » choisir l'offre chinoise si elle s'avère plus avantageuse, car « l'objectif principal est qu'ils obtiennent les bus ».
Cette position suscite toutefois des tensions au sein de l'UE, notamment face aux partisans de l'« autonomie stratégique » comme le député franco-italien Sandro Gozi. Ce dernier plaide pour qu'une « nette préférence européenne » accompagne les financements de l'Union afin de contrer les entreprises étrangères subventionnées.
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