Boucar Baba Ndiaye a été coordinateur national du Dialogue Justice et Sécurité au Sénégal, fort d'une expérience de plus de dix ans en Casamance. L’auteur souligne que la multiplication des attaques contre les camions-citernes et la proximité des combats, notamment à Diboli à quelques pas de la frontière sénégalaise, imposent un changement de paradigme.
Selon lui, le défi n'est plus seulement militaire, mais réside dans la capacité de Dakar à empêcher que la «superposition des pressions, la proximité des militants, réseaux criminels et tensions sociales ne se transforme en une menace sécuritaire profondément enracinée ». Pour l’ancien coordinateur national du Dialogue Justice et Sécurité (DJS), il ne s'agit plus de réagir à une insurrection, « mais de prévenir son émergence ».
S’appuyant sur l’expérience de la Casamance, Boucar Baba Ndiaye démontre que l’efficacité opérationnelle dépend intrinsèquement de la qualité des relations entre l'État et les citoyens. Il explique que la méfiance historique a longtemps favorisé une « culture du silence » et une « économie de guerre » notamment le trafic de bois, vol de bétail… dont se nourrissaient les groupes armés.
L'auteur cite le succès du programme DJS lancé en 2019, qui a permis de briser ce mur de glace par des gestes concrets, comme le partage des numéros directs des forces de sécurité avec les notables locaux. «Là où la communication est limitée et la confiance faible, les systèmes d'alerte précoce sont défaillants», rappelle-t-il, précisant que le rétablissement de ce lien a permis de transformer les populations en acteurs de leur propre sécurité.
Boucar Baba Ndiaye invite les autorités sénégalaises à adapter ce modèle de dialogue aux spécificités de l’Est, où la méfiance envers les forces de l’ordre reste un « obstacle majeur » selon des enquêtes de terrain récentes. L’auteur insiste sur le fait que la sécurité préventive « repose autant sur les relations avec les communautés que sur le déploiement des forces » armées.
En intégrant les autorités locales et en renforçant la coordination transfrontalière, comme lors du désamorçage des tensions à Médina Gounass en 2024, le Sénégal peut renforcer sa « posture défensive». Pour Boucar Baba Ndiaye, l’instauration d’un climat de confiance n’est pas un concept abstrait, mais bien un «moyen concret d'améliorer le renseignement, la réactivité et la dissuasion » face à l'extrémisme violent.
Selon lui, le défi n'est plus seulement militaire, mais réside dans la capacité de Dakar à empêcher que la «superposition des pressions, la proximité des militants, réseaux criminels et tensions sociales ne se transforme en une menace sécuritaire profondément enracinée ». Pour l’ancien coordinateur national du Dialogue Justice et Sécurité (DJS), il ne s'agit plus de réagir à une insurrection, « mais de prévenir son émergence ».
S’appuyant sur l’expérience de la Casamance, Boucar Baba Ndiaye démontre que l’efficacité opérationnelle dépend intrinsèquement de la qualité des relations entre l'État et les citoyens. Il explique que la méfiance historique a longtemps favorisé une « culture du silence » et une « économie de guerre » notamment le trafic de bois, vol de bétail… dont se nourrissaient les groupes armés.
L'auteur cite le succès du programme DJS lancé en 2019, qui a permis de briser ce mur de glace par des gestes concrets, comme le partage des numéros directs des forces de sécurité avec les notables locaux. «Là où la communication est limitée et la confiance faible, les systèmes d'alerte précoce sont défaillants», rappelle-t-il, précisant que le rétablissement de ce lien a permis de transformer les populations en acteurs de leur propre sécurité.
Boucar Baba Ndiaye invite les autorités sénégalaises à adapter ce modèle de dialogue aux spécificités de l’Est, où la méfiance envers les forces de l’ordre reste un « obstacle majeur » selon des enquêtes de terrain récentes. L’auteur insiste sur le fait que la sécurité préventive « repose autant sur les relations avec les communautés que sur le déploiement des forces » armées.
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