Des groupes armés ont attaqué « pas moins de 20 villages » entre samedi soir et lundi matin dans cette région en proie depuis plusieurs années à des tensions religieuses et ethniques.
Le bilan des attaques des villages de l’Etat du Plateau, dans le centre du Nigeria, entre samedi soir et mardi matin, s’est alourdi, mercredi 27 décembre, à près de 200 morts, ont annoncé les autorités locales.
Le président du conseil du gouvernement de Bokkos, Monday Kassah, a déclaré avoir dénombré « 148 villageois de Bokkos massacrés de sang-froid », auxquels s’ajoutent « au moins 50 personnes tuées » dans quatre villages de la circonscription voisine de Barkin Ladi, selon Dickson Chollom, un élu de l’assemblée locale. Le précédent bilan faisait état de 163 morts.
Il y a pour l’heure, « 500 blessés et des milliers de déplacés », a déclaré M. Kassah à l’Agence France-Presse. « Pas moins de 20 villages » entre samedi soir et lundi matin, a-t-il précisé, soulignant que « les attaques étaient bien coordonnées ».
La présidence condamne « fermement les attaques »
Le président nigérian, Bola Tinubu, a ordonné « aux agences de sécurité d’intervenir immédiatement, de parcourir chaque parcelle de la zone et d’appréhender les coupables », après avoir condamné « fermement les attaques », a déclaré la présidence dans un communiqué, mardi.
Les populations des régions du nord-ouest et du centre du Nigeria vivent dans la terreur des attaques des groupes djihadistes et des bandes criminelles, qui pillent les villages et tuent ou enlèvent leurs habitants.
Depuis des années, une âpre compétition fait rage également entre éleveurs et agriculteurs sur ce territoire, les seconds accusant les premiers de saccager leurs terres avec leur bétail.
Le bilan des attaques des villages de l’Etat du Plateau, dans le centre du Nigeria, entre samedi soir et mardi matin, s’est alourdi, mercredi 27 décembre, à près de 200 morts, ont annoncé les autorités locales.
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Il y a pour l’heure, « 500 blessés et des milliers de déplacés », a déclaré M. Kassah à l’Agence France-Presse. « Pas moins de 20 villages » entre samedi soir et lundi matin, a-t-il précisé, soulignant que « les attaques étaient bien coordonnées ».
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