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Au Burkina, le président de la Commission de l’UA plaide pour davantage de dialogue avec les pays de l’AES



Au Burkina, le président de la Commission de l’UA plaide pour davantage de dialogue avec les pays de l’AES
Le président de la Commission de l’Union africaine (UA) a effectué jeudi 16 juillet 2026 une visite de travail au Burkina Faso. Mahamoud Ali Youssouf, qui était auparavant passé par Bamako, a plaidé auprès des autorités de transition burkinabè pour une poursuite de la coopération avec l’UA et une amélioration des relations entre l'Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). L’UA a appelé à l’ouverture de l’espace politique, à l’organisation des élections et à la fin du processus politique en cours.

Mahamoud Ali Youssouf est venu affirmer le « réengagement » de l’Union africaine (UA) auprès du Burkina Faso, suspendu des réunions politiques depuis le coup d’État de janvier 2022. « La posture de la Commission est de ne pas rompre le dialogue », souligne son président.
                                             
À l'issue d'un entretien avec le chef du gouvernement burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo, Mahamoud Ali Youssouf souhaite voir le processus politique en cours aboutir à l’ouverture de l’espace politique, à la réinstallation des partis politiques et à des élections.
 
Revitaliser un processus sécuritaire initié en 2013

Sur le plan sécuritaire, le président de la Commission de l'UA soutient que le terrorisme doit être combattu par toute l’Afrique, et a appelé le Burkina Faso et l'Alliance des États du Sahel (AES) à améliorer leurs relations avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), organisation dont le Burkina, le Mali et le Niger ont annoncé leur départ en janvier 2024.
 
Mahamoud Ali Youssouf plaide également pour une revitalisation du processus de Nouakchott, enclenché en mars 2013 par l'Union africaine et qui vise à renforcer la coopération sécuritaire et l'échange de renseignements dans la bande sahélo-saharienne.
 
« Mutisme et insuffisance »

De son côté, le Premier ministre burkinabè estime que l’ambition d’unité portée par l'UA s’est progressivement dissipée dans « le mutisme et l’insuffisance » des actions de solidarité envers les peuples africains confrontés à des menaces existentielles, notamment ceux du Sahel engagés dans la lutte contre le terrorisme. ‎‎Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo a pressé l’Union africaine d'apporter des réponses concrètes.

RFI

Vendredi 17 Juillet 2026 - 10:32


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