L’objectif du parti Zanu-PF de Robert Mugabe est clair : favoriser l’émancipation économique des Zimbabwéens noirs. Cette politique, appelée « indigénisation » a été entamée en 2007 etentérinée par une loi en 2010. Grâce à elle, les Zimbabwéens noirs peuvent devenir les actionnaires majoritaires d'une entreprise étrangère.
A l’origine, ce projet de nationalisation vise à compenser des inégalités héritées de la colonisation anglaise. Son but est aussi d'atténuer le seuil de pauvreté qui atteint plus de 70% de la population. Mais dans les faits, selon l’opposition, cette politique ne profiterait qu'à certains privilégiés et ferait fuir les investisseurs étrangers.
80% de chômage
Aujourd’hui, le pays se retrouve dans une conjoncture économique plus que critique. En janvier dernier, Tendai Biti, le ministre des Finances du Zimbabwe, annonçait que le Trésor public ne disposait plus que de 217 dollars dans ses caisses. Autrefois connu comme le « grenier de l’Afrique », le Zimbabwe affiche aujourd’hui un taux de chômage de 80%. Rongé par l’hyperinflation, le pays ne peut pas non plus se permettre un retour à la monnaie locale, selon la Banque centrale zimbabwéenne.
Dans un tel contexte, la continuité de la politique d’indigénisation, qui vise principalement le secteur minier, mais prochainement, aussi, les banques étrangères, n’est pas encouragée par les économistes.
Source : Rfi.fr
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