Outre les morts, parmi lesquels plusieurs policiers, et les arrestations massives, les autorités du Bangladesh ont imposé un couvre-feu, déployé des soldats dans tout le pays d'Asie du Sud, et coupé l'internet à l'échelle nationale, restreignant considérablement la circulation des informations.
Tout a commencé avec des quotas d’emplois réservés aux héros de l’indépendance, que les étudiants de ce jeune pays, frappés par le chômage, ont jugé discriminatoires, rappelle notre correspondant régional Côme Bastin. Ces manifestations sont devenues un soulèvement contre Sheikh Hasina, réélue pour un cinquième mandat dans des conditions contestées, accusée d’exactions contre ses opposants.
« La résistance continue »
Le calme est en partie revenu depuis que la Cour suprême du pays est revenue sur les quotas controversés. Pas de quoi siffler la fin de la partie, selon Pinaki Bhattacharya, opposant exilé à Paris : « Les informations sont contrôlées par le régime. C’est sûr qu'après 200 morts, des milliers de blessés et d’arrestations, le mouvement marque le pas. Mais la résistance continue et continuera y compris dans la capitale Dacca. »
Un leader étudiant a appelé à cesser la contestation pour 48 heures en demandant en retour au gouvernement de lever les couvre-feux et les coupures d'internet. Le site de la Première ministre et plusieurs autres sites officiels ont été piratés par un groupe baptisé Résistance.
Par le passé, la « Dame de Fer » du Bangladesh a su mater plusieurs fois la défiance de la rue. Cette confrontation est cependant la plus cruciale pour son régime depuis une décennie.
Tout a commencé avec des quotas d’emplois réservés aux héros de l’indépendance, que les étudiants de ce jeune pays, frappés par le chômage, ont jugé discriminatoires, rappelle notre correspondant régional Côme Bastin. Ces manifestations sont devenues un soulèvement contre Sheikh Hasina, réélue pour un cinquième mandat dans des conditions contestées, accusée d’exactions contre ses opposants.
« La résistance continue »
Le calme est en partie revenu depuis que la Cour suprême du pays est revenue sur les quotas controversés. Pas de quoi siffler la fin de la partie, selon Pinaki Bhattacharya, opposant exilé à Paris : « Les informations sont contrôlées par le régime. C’est sûr qu'après 200 morts, des milliers de blessés et d’arrestations, le mouvement marque le pas. Mais la résistance continue et continuera y compris dans la capitale Dacca. »
Un leader étudiant a appelé à cesser la contestation pour 48 heures en demandant en retour au gouvernement de lever les couvre-feux et les coupures d'internet. Le site de la Première ministre et plusieurs autres sites officiels ont été piratés par un groupe baptisé Résistance.
Par le passé, la « Dame de Fer » du Bangladesh a su mater plusieurs fois la défiance de la rue. Cette confrontation est cependant la plus cruciale pour son régime depuis une décennie.
Autres articles
-
Maroc : deux soldats américains portés disparus dans des exercices militaires
-
Namibie: les raisons du soutien de la Chine à la transformation locale des minerais stratégiques
-
Soudan: le Syndicat des journalistes soudanais lauréat du prix mondial de la liberté de la presse de l’Unesco
-
Liberté de la presse: le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont devenus «un goulag de l'information»
-
Cameroun: controverse autour d'un don alimentaire chinois





Maroc : deux soldats américains portés disparus dans des exercices militaires


