Avec la fin de cette instruction, l'étau judiciaire se ressert un peu plus autour du fils du président de la Guinée équatoriale. Teodorin Obiang, 46 ans, est l'incarnation même des Biens mal acquis aux yeux de la justice française.
D'ailleurs, on se souvient des saisies spectaculaires opérées par les magistrats au coeur de Paris, un hôtel particulier d'un luxe inouï situé avenue Foch, dont la perquisition a nécessité plusieurs jours avec ces meubles XVIIIe siècle, et son parc automobile considérable constitué des marques les plus prestigieuses. Un patrimoine de plusieurs centaines de millions d'euros, bâti de manière frauduleuse estiment les enquêteurs, de l'argent provenant des fonds publics de son pays, notamment de l'exploitation forestière.
Même si l'instruction est désormais close, Teodorin Obiang et ses avocats espèrent encore pouvoir échapper à un procès invoquant son statut de vice-président, qui octroie à ses yeux une immunité de juridiction. Il a d'ailleurs toujours refusé de répondre aux convocations des juges.
La Cour de cassation doit désormais se prononcer sur ce point dans les tout prochains jours. Si la question de l'immunité ne résiste pas à cet examen, plus rien ne pourrait s'opposer à la tenue du premier procès des biens mal acquis en France.
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