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Birame S. Diop dévoile les conclusions de l'étude commanditée par Ousmane Sonko pour alléger le prix des carburants



Le Bureau politique de Pastef Les Patriotes, majorité parlementaire, a tenu un point de presse ce mercredi 19 août 2026. Prenant la parole, Birame Souleye Diop, ancien ministre de l’Énergie, est revenu sur la récente décision du gouvernement d’augmenter les prix des carburants. Il a également dévoilé les conclusions d’une étude commanditée sous le gouvernement d’Ousmane Sonko sur les possibilités de réduire les prix des hydrocarbures.

« Nous avons procédé à une baisse des prix du carburant en janvier 2026, puis la guerre a éclaté entre les États-Unis et l’Iran. Aujourd’hui, l’État a conservé les mêmes prix qu’avant la baisse », a rappelé l’ancien ministre.

Selon Birame Souleye Diop, le prix des hydrocarbures est notamment déterminé par le niveau de taxation et les subventions de l’État. « Si l’État applique, par exemple, une fiscalité de 25 % sur les hydrocarbures, il serait possible de maintenir le prix de l’essence », a-t-il expliqué.

L’ancien ministre reconnaît toutefois que le gouvernement avait envisagé une éventuelle hausse des prix en cas d’insoutenabilité des subventions. « Il est vrai que nous avions indiqué que, si les subventions n’étaient pas soutenables, le prix de l’essence pourrait augmenter. Mais nous avions également précisé qu’une étude avait été lancée à la demande du Premier ministre Ousmane Sonko et du président Bassirou Diomaye Faye », a-t-il déclaré.

Le Sénégal, champion d'Afrique de l'Ouest de la taxation des hydrocarbures

Cette étude, destinée à éclairer les décisions du gouvernement, a été publiée le 19 mai 2026, avant le départ de Birame Souleye Diop du gouvernement, le 11 juin. Selon lui, elle a notamment révélé que la taxation des produits hydrocarbures atteignait en moyenne 41 %, faisant du Sénégal « l’un des pays qui taxent le plus les hydrocarbures en Afrique de l’Ouest ».

« Ousmane Sonko avait alors estimé que 41 % de taxes supportées par les populations était trop lourd et avait demandé de faire une étude méthodique du mécanisme de formation des prix, notamment avec une taxation à 15 %, 20 % et 25 %, pour voir s’il est possible de maintenir les prix », a-t-il indiqué.

D’après Birame Souleye Diop, les travaux réalisés par de hauts fonctionnaires de l’État ont conclu qu’il était possible de réduire à la fois les subventions et la fiscalité, tout en maintenant la « vérité des prix ».
« Avec une fiscalité de 25 %, 15 %, 20 % et sans subvention, le prix du supercarburant pourrait être de 925 FCFA le litre, contre 990 FCFA actuellement », a-t-il expliqué.

L’ancien ministre estime que cette approche permettrait également de revoir en profondeur le système de taxation des hydrocarbures. « Cette étude montre que l’application de ces mesures permettrait de rationaliser la fiscalité, de simplifier l’architecture des prélèvements parafiscaux et de procéder à une réduction progressive des subventions, qui constituent une véritable difficulté dans la gestion du budget de l’État », a-t-il soutenu.

Selon lui, l’objectif serait ensuite de mettre en place une subvention ciblée, plus pertinente et mieux orientée vers les populations qui en ont réellement besoin.

« Ces mesures pourraient être mises en œuvre moyennant une révision du cadre législatif et réglementaire, leur intégration dans la loi de finances rectificative, ainsi que la mise en place d’un comité permanent de suivi des prix », a souligné Birame Souleye Diop.

Il préconise également d’accélérer la digitalisation afin d’améliorer le suivi et la gestion des transferts.
« Voilà les mesures préconisées par le gouvernement de Sonko. Elles ont été transmises à mon remplaçant, mais ces mesures n’ont pas été appliquées », a conclu l’ancien ministre de l’Énergie.

Moussa Ndongo

Mercredi 19 Août 2026 - 20:20


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