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Blocage Certificat de nationalité et Casier judiciaire: la grève du Sytjust, une menace pour la défense nationale

Chaque année, l’Armée procède à des recrutements pour renforcer ou renouveler ses effectifs. Malheureusement cette année, les volontaires aux drapeaux 2020/2021 peinent à obtenir deux pièces essentielles — à savoir le certificat de nationalité et le casier judiciaire — à leur enrôlement dans l’Armée. Ce, à cause de la grève interminable du Syndicat des travailleurs de la Justice (Syjust). D’où, donc, un dommage collatéral inattendu et gravissime de cette grève : une atteinte à la défense nationale.



Blocage Certificat de nationalité et Casier judiciaire: la grève du Sytjust, une menace pour la défense nationale
Depuis la levée de l’Etat d’urgence dans le cadre de la crise sanitaire du coronavirus, le Syndicat des travailleurs de la Justice (Syjust) prolonge les souffrances des situations en continuant de paralyser les audiences des cours et tribunaux. Conséquence collatérale de cette situation, les volontaires aux drapeaux 2020/2021 peinent à rassembler les deux pièces maîtresses à leur enrôlement dans l’Armée c’est-à-dire le certificat de nationalité et le casier judiciaire.

Ainsi, depuis presque quatre mois, des milliers de jeunes volontaires désirant s’engager sous les drapeaux sont dans l’impossibilité d’obtenir ces pièces essentielles à leur enrôlement du fait de la paralysie des greffes au niveau des cours et tribunaux. Or, tout le monde sait que si l’Armée ne parvient pas à recruter les effectifs souhaités, cela constituerait une menace pour la défense nationale. Ce dont, apparemment, les grévistes du Sytjust n’en ont cure. Pour contourner cette situation et éviter un blocage aux conséquence incalculables, le bureau de recrutement des Forces armées est obligé d’accepter des dossiers de candidature incomplets sous réserve de la production ultérieure de certificats de nationalité et de casiers judiciaires datant de moins de trois mois.

Contactée par « Le Témoin » quotidien, la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (Dirpa) explique que le dépôt des dossiers se poursuit dans tous les centres de recrutement de notre pays. « Certes, le commandement a décidé de faire accepter certains dossiers incomplets, mais les intéressés doivent obligatoirement revenir pour la régularisation c’est-à-dire compléter les documents manquants dans les plus délais » indique-t-on au niveau de la Dirpa.

Chaque année, l’Armée sénégalaise, comme celles de tous les pays du monde, procède à des recrutements pour renouveler ou renforcer ses effectifs. A cette fin, les objectifs en matière d’effectifs doivent impérativement être atteints. Et sans la compréhension, la responsabilité et le patriotisme du syndicat des travailleurs de la Justice (Syjust), on voit mal comment l’Armée pourra atteindre son quota annuel de recrues. Toujours est-il que les appelés pour Dakar-Bango ne sont pas les seuls dans le désarroi. Car, les candidats aux concours de la police et de la gendarmerie sont aussi confrontés à des problèmes d’obtention de certificats de nationalité et de casiers judiciaires pour pouvoir déposer leurs dossiers.

Ces recrutements de masse par concours directs constituent une occasion annuelle pour les forces de sécurité de renouveler et de renforcer de façon permanente leurs effectifs. Malheureusement, la grève des greffiers est en passe de tout remettre en cause au point de menacer aussi la sécurité intérieure du pays en plus de sa défense. Il est vrai que le droit de grève est reconnu à chaque salarié et protégé par la Constitution. Cela dit, dans certains secteurs sensibles et stratégiques comme la Justice, ce droit de grève ne devrait-il pas être encadré ? dans tous les cas, l’Etat doit prendre ses responsabilités, quitte à autoriser ou plafonner le nombre d’heures de grèves dans la Justice. Pourquoi pas 72 heures par mois ? Le débat est ouvert…

Le Témoin

AYOBA FAYE

Vendredi 7 Août 2020 - 09:56



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