Le regard vide, le casque vissé sur les oreilles, Bosco Ntaganda écoute presque sans réaction la procureure de la CPI Fatou Bensouda développer ses arguments. Celle-ci l'accuse d'avoir commis des crimes ethniques, d'avoir visé avec les autres membres de l'Union des patriotes congolais (UPC), son groupe armé, tous ceux qui n'étaient pas de l'ethnie Hema.
Fatou Bensouda affirme détenir des preuves que l'ancien chef rebelle était avec d'autres responsables de sa milice à l'origine d'un plan destiné, au moins à partir d'avril 2002, à prendre le contrôle du district de l'Ituri. La procureure compte le prouver à travers quelques exemples précis d'exactions, à la fois l'intentionnalité du crime, mais aussi le rôle-clé joué par Bosco Ntaganda.
Pour la défense, cela ne tient pas debout. Le portrait dressé par l'accusation relèverait de la caricature. Bosco Ntaganda n'est pas hema, mais tutsi, argumente maître Marc Desailliers, ajoutant que l'UPC cherchait au contraire à protéger toute la population, et pas seulement les Hemas. Un avant-goût de la stratégie de la défense.
L'avocat de Bosco Ntaganda a également estimé que les accusations du bureau du procureur sont sans fondement. Fondées ou non, c'est justement ce que la cour devra déterminer à l'issue de cette audience de confirmation des charges.
Source : Rfi.fr
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