Depuis plusieurs décennies, de nombreux pays d’Afrique subsaharienne ont cédé à la privatisation de secteurs économiques stratégiques. Ces opérations, souvent justifiées par un besoin urgent de redressement économique, ont paradoxalement affaibli les bases de leurs économies. Cette situation a conduit à une perte significative de contrôle sur des industries clés comme l’électricité, les télécommunications, l’industrie chimique ou encore les banques, souvent bradées à des prix dérisoires au profit de groupes étrangers.
Problématique
Comment expliquer que des États fragiles, en quête de développement et de souveraineté, aient accepté de céder des entreprises stratégiques à des conditions souvent désavantageuses ? Quels sont les impacts économiques et sociaux de ces décisions, et quelles solutions peuvent être envisagées pour protéger le patrimoine économique des nations africaines ?
Les causes de la braderie
Mauvaise gestion des entreprises publiques :
-Gouvernance inefficace et manque de transparence.
-Monopoles mal gérés favorisant l’endettement excessif.
-Absence de mécanismes de contrôle et de redevabilité.
-Pressions économiques et politiques :
-Pressions des institutions internationales pour privatiser dans le cadre de programmes d’ajustement structurel.
-Influence des lobbies internes et décideurs peu soucieux des intérêts nationaux.
L'impact sur les économies nationales
1 Perte de souveraineté économique :
2 Contrôle des conseils d’administration par des groupes étrangers.
3 Décisions stratégiques prises en dehors des intérêts locaux.
4 Sous-investissement dans les économies locales :
5 Rapatriement des profits à l’étranger.
6 Faible contribution au développement des chaînes de valeur nationales.
7 Pratiques commerciales néfastes :
8. Utilisation de sociétés écrans situées dans des paradis fiscaux.
9 Fixation de prix non compétitifs, créant des déséquilibres pour les économies nationales.
Un cas emblématique : le Sénégal dans les années 90 :
La cession d’une licence télécom pour 50 millions FCFA, alors qu’elle aurait pu rapporter jusqu’à 200 fois plus, illustre parfaitement la perte d’opportunités pour le pays.
Nos propositions
1 Revoir les privatisations passées :
a Enquêter sur les conditions des cessions.
b Renégocier les contrats injustes ou opaques.
c. Encadrer strictement les privatisations futures :
2 Prioriser des partenariats public-privé équilibrés.
3 Imposer des clauses garantissant le transfert de compétences et des investissements locaux.
Lutter contre les pratiques commerciales déloyales :
4 Éradiquer les sociétés écrans en exigeant une transparence totale des transactions.
5 Imposer des prix de référence pour éviter la sous-évaluation des actifs.
6 Renforcer la coopération régionale :
7 Impliquer les organisations sous-régionales dans la régulation des privatisations.
8. Mutualiser les expertises pour négocier avec les investisseurs internationaux.
9 Former les cadres nationaux :
10. Investir dans la formation d’experts capables de protéger les intérêts économiques des États.
La braderie des actifs stratégiques en Afrique reflète un défi majeur pour les États en quête de souveraineté économique. Les gouvernements doivent prendre des mesures immédiates pour protéger leurs industries clés, garantir une meilleure gouvernance et éviter que les décisions économiques ne profitent qu’aux acteurs externes.
Problématique
Comment expliquer que des États fragiles, en quête de développement et de souveraineté, aient accepté de céder des entreprises stratégiques à des conditions souvent désavantageuses ? Quels sont les impacts économiques et sociaux de ces décisions, et quelles solutions peuvent être envisagées pour protéger le patrimoine économique des nations africaines ?
Les causes de la braderie
Mauvaise gestion des entreprises publiques :
-Gouvernance inefficace et manque de transparence.
-Monopoles mal gérés favorisant l’endettement excessif.
-Absence de mécanismes de contrôle et de redevabilité.
-Pressions économiques et politiques :
-Pressions des institutions internationales pour privatiser dans le cadre de programmes d’ajustement structurel.
-Influence des lobbies internes et décideurs peu soucieux des intérêts nationaux.
L'impact sur les économies nationales
1 Perte de souveraineté économique :
2 Contrôle des conseils d’administration par des groupes étrangers.
3 Décisions stratégiques prises en dehors des intérêts locaux.
4 Sous-investissement dans les économies locales :
5 Rapatriement des profits à l’étranger.
6 Faible contribution au développement des chaînes de valeur nationales.
7 Pratiques commerciales néfastes :
8. Utilisation de sociétés écrans situées dans des paradis fiscaux.
9 Fixation de prix non compétitifs, créant des déséquilibres pour les économies nationales.
Un cas emblématique : le Sénégal dans les années 90 :
La cession d’une licence télécom pour 50 millions FCFA, alors qu’elle aurait pu rapporter jusqu’à 200 fois plus, illustre parfaitement la perte d’opportunités pour le pays.
Nos propositions
1 Revoir les privatisations passées :
a Enquêter sur les conditions des cessions.
b Renégocier les contrats injustes ou opaques.
c. Encadrer strictement les privatisations futures :
2 Prioriser des partenariats public-privé équilibrés.
3 Imposer des clauses garantissant le transfert de compétences et des investissements locaux.
Lutter contre les pratiques commerciales déloyales :
4 Éradiquer les sociétés écrans en exigeant une transparence totale des transactions.
5 Imposer des prix de référence pour éviter la sous-évaluation des actifs.
6 Renforcer la coopération régionale :
7 Impliquer les organisations sous-régionales dans la régulation des privatisations.
8. Mutualiser les expertises pour négocier avec les investisseurs internationaux.
9 Former les cadres nationaux :
10. Investir dans la formation d’experts capables de protéger les intérêts économiques des États.
La braderie des actifs stratégiques en Afrique reflète un défi majeur pour les États en quête de souveraineté économique. Les gouvernements doivent prendre des mesures immédiates pour protéger leurs industries clés, garantir une meilleure gouvernance et éviter que les décisions économiques ne profitent qu’aux acteurs externes.
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