Les attaques ont eu lieu au petit matin, vers 3h. Les groupes armés sont venus en grand nombre selon plusieurs sources sécuritaires. L’assaut a été lancé d’abord sur le détachement de Yensé. Le poste de police des frontières et le détachement militaire ont été visés par « des tirs de roquettes et d’armes lourdes » raconte notre source. Les assaillants ont réussi à prendre le détachement. « Le poste de police des frontières est tombé et le camp est défoncé » précise une autre source.
Notre interlocuteur confirme que des armes ont été emportées et les assaillants ont mis le feu au reste du matériel avant de quitter le camp. Quelques minutes après, c’est le détachement de Banh qui subissait une attaque. « C’était des attaques simultanées, quelques minutes seulement séparaient les deux attaques » souligne notre source. Là également des roquettes et des armes lourdes ont été utilisées. Mais les militaires présents ont pu repousser l’attaque.
Dans un communiqué, l’état-major général des armées affirme que la riposte des unités sur le terrain a permis aux détachements attaqués de garder le contrôle de leurs bases, avant même l’arrivée des renforts. Cette double attaque dans la région du Nord intervient quelques jours seulement après l’instauration d’un couvre-feu dans plusieurs provinces du Nord, du Sahel et du centre-Nord
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