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Burundi: Quatre journalistes envoyés en prison



Quatre journalistes burundais travaillant pour le groupe de presse Iwacu ont été condamnés à deux ans et six mois de prison et à une amende d'un million de francs burundais (474 ​​euros) le jeudi 30 janvier pour «atteinte à la sécurité de l'État». La Fédération internationale des journalistes (FIJ) se tient aux côtés de son affilié, l'Union des journalistes du Burundi (UBJ), et s'associe à la Fédération des journalistes africains pour exiger la libération immédiate des quatre journalistes

Agnes Ndirubusa, Christine Kamikazi, Terence Mponzenzi et Egide Hererimanan ainsi que leur chauffeur Adolphe Masabarakiza ont été arrêtés le 22 octobre 2019 à Musigati, alors qu'ils se rendaient à Bubanza dans le nord-ouest du Burundi pour rendre compte des affrontements entre l'armée et un groupe rebelle de Sud-Kivu en République démocratique du Congo.

Le 31 octobre, le tribunal de Bubanza a accusé les journalistes de "complicité d'atteinte à la sécurité de l'Etat" et les a envoyés en prison. Le chauffeur, Adolphe Masabarakiza, a été libéré par la cour d'appel le 20 novembre.
 
Dans un communiqué, le président de l'UBJ, Alexandre Niyungeko, a déclaré: «Nous regrettons que les professionnels des médias soient toujours condamnés à notre époque pour avoir exercé leur droit à l'information. La condamnation des quatre journalistes est une stratégie orchestrée par les autorités pour contrôler le récit, notamment à la veille des élections présidentielles de cette année. »

Le secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, a qualifié la sévère condamnation des journalistes de parodie de justice. «Les citoyens burundais ont parfaitement le droit de savoir ce qui se passe sur la ligne de front en ce qui concerne les activités rebelles dans la partie ouest du pays, et les médias ont parfaitement le droit de porter ces informations à la portée des citoyens. Nous exigeons une révision complète de cette condamnation et la libération immédiate et inconditionnelle de nos collègues qui faisaient simplement leur travail de journalistes ».

Source:  Fédération internationale des journalistes (FIJ)

AYOBA FAYE

Mercredi 5 Février 2020 - 13:44



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