Il était 6h50 ce vendredi matin lorsque le convoi du général Prime Niyongabo, qui se trouvait sur la route nationale numéro 3 à Bujumbura, a été pris dans une embuscade tendue par des hommes armés, en tenue de soldats, postés dans un pick-up militaire. Ils ont alors ouvert le feu sur le véhicule du général et sur celui de son escorte. Quatre de ses gardes du corps ont été tués sur le coup.
Le chef d'état-major a, quant à lui, évité la mort de justesse grâce à la rapidité de son chauffeur. Ce dernier a profité du trafic pour dépasser un bus qui acheminait des policiers à leur travail, et se placer ainsi hors de portée des balles.
Selon la police, côté assaillants il y aurait deux morts, un homme a été capturé. Ils ont tous été identifiés comme appartenant à l'armée régulière, celle du général Prime Niyongabo considéré comme un dur du régime burundais, proche du président Pierre Nkurunziza. Selon un responsable des services de renseignements burundais, c'est le signe de divisions grandissantes au sein de l'armée.
Un autre personnage clef du régime, le général Adolphe Nshimirimana, a été tué dans un attentat similaire au début du mois d'août. Ses attaquants ont aussi été identifiés comme étant des militaires en activité.
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