Des enfants de « la Maison des Albinos» à Ruyigi. AFP/STEPHANE DE SAKUTIN
Ces tueurs, armés d’un fusil, de machettes et de lances, sont d’abord passés au domicile des parents de la jeune fille albinos, une dizaine de kilomètres au sud de Bujumbura. Ils ont obligé sa mère à les accompagner chez un de ses fils, où la jeune Chantal avait trouvé refuge.
Sous la menace, la mère a demandé à son fils de lui ouvrir, qui tout naturellement s’est exécuté. La suite est racontée par le président de l’association Albinos sans frontière, sur place hier matin. « Ils ont pris la fillette. Deux kilomètres après, ils ont égorgé la fillette, et ils ont décapité ses jambes et ses bras, on a trouvé la fillette jetée dans un fossé par ces malfaiteurs ».
Frustration, colère, désarroi. « Le choc est rude », explique Kassim Kazungu après ce meurtre, le dix-huitième qui touche sa communauté en moins de quatre ans au Burundi, d’autant explique-t-il, que tous les assassins d’albinos, condamnés et regroupés dans la prison de Ruyigi dans l’est du Burundi, se sont évadés en 2011.
« Depuis 2008 au mois d’août jusqu’aujourd’hui, nous comptons dix-huit enfants albinos déjà massacrés. Nous pensons que l’Etat est impuissant, parce que s’il était puissant, à Ruyigi comme vous le savez, il y avait dix-huit personnes qui étaient condamnées, mais aujourd’hui il n’y a plus personne. Tous se sont évadés de la prison et nous, nous pensons que c’est eux-mêmes qui continuent ces massacres d’albinos. Nous demandons à l’Etat – où sont ces gens là qui avaient été condamnés à cause des massacres d’albinos ? »
Très gênées, plusieurs autorités burundaises contactées par RFI ont refusé de s’exprimer, en se réfugiant derrière le secret de l’instruction.
Source: RFI
Sous la menace, la mère a demandé à son fils de lui ouvrir, qui tout naturellement s’est exécuté. La suite est racontée par le président de l’association Albinos sans frontière, sur place hier matin. « Ils ont pris la fillette. Deux kilomètres après, ils ont égorgé la fillette, et ils ont décapité ses jambes et ses bras, on a trouvé la fillette jetée dans un fossé par ces malfaiteurs ».
Frustration, colère, désarroi. « Le choc est rude », explique Kassim Kazungu après ce meurtre, le dix-huitième qui touche sa communauté en moins de quatre ans au Burundi, d’autant explique-t-il, que tous les assassins d’albinos, condamnés et regroupés dans la prison de Ruyigi dans l’est du Burundi, se sont évadés en 2011.
« Depuis 2008 au mois d’août jusqu’aujourd’hui, nous comptons dix-huit enfants albinos déjà massacrés. Nous pensons que l’Etat est impuissant, parce que s’il était puissant, à Ruyigi comme vous le savez, il y avait dix-huit personnes qui étaient condamnées, mais aujourd’hui il n’y a plus personne. Tous se sont évadés de la prison et nous, nous pensons que c’est eux-mêmes qui continuent ces massacres d’albinos. Nous demandons à l’Etat – où sont ces gens là qui avaient été condamnés à cause des massacres d’albinos ? »
Très gênées, plusieurs autorités burundaises contactées par RFI ont refusé de s’exprimer, en se réfugiant derrière le secret de l’instruction.
Source: RFI
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