Au Burundi, après le choc causé par la décision surprise du Conseil national de sécurité, jeudi, de suspendre d'activités pendant une période de trois mois toutes les ONG internationales qui œuvrent dans le pays, les organisations sont sous pression. Il s'agit pour elles d'appliquer une nouvelle loi contrôlant leurs opérations et qui prévoit notamment qu’elles se conforment aux équilibres ethniques du pays disposé par la Constitution : 60% de Hutus et 40% de Tutsis. Tout le monde dans ce pays est suspendu à la réunion qu'organise le ministre de l'Intérieur à leur intention, d'autant qu'un certain flou existe encore sur la portée réelle de cette décision.
Personne pour le moment ne peut deviner ce qui sera dit dans cette réunion, mais certaines ONG internationales ont déjà commencé à mettre en application la décision du Conseil national de sécurité.
Care Burundi, l'une des plus importantes organisations à l'œuvre dans le monde rural, a suspendu officiellement tous ses programmes à partir de ce lundi.
D'autres sont dans une position plus attentiste, elles ont demandé à leur personnel de ne plus aller sur le terrain en attendant l'issu de la rencontre avec le ministre burundais de l'Intérieur.
Officiellement, la décision de ce Conseil dirigé par le président Pierre Nkurunziza est irrévocable selon son porte-parole, mais certaines sources rappellent que cet organe n'a légalement qu'on rôle « consultatif ». Il faudrait que le gouvernement l'endosse publiquement, ce qui n'a pas encore été fait.
Mais ces sources espèrent surtout que le poids économique et social de ces ONG pourrait amener le gouvernement à mettre de l'eau dans son vin.
Estimées à quelque 130 organisations, elles n’emploient entre 3 à 5 000 personnes dans un pays en crise, où plus de 70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et 60% d'enfants souffrent de malnutrition chronique.
Aujourd'hui, c'est pratiquement toute l'aide des principaux bailleurs de fonds du Burundi qui passe par le canal des ONG internationales, qui risque de s'arrêter net. La seule Union européenne a en ce moment des programmes en cours ou qui vont débuter avant la fin de l'année d’un montant de plus de 150 millions d’euros, ces fonds qui vont bénéficier directement à la population devraient être injectés dans les secteurs de la santé, le développement rural ou encore l'énergie.
Personne pour le moment ne peut deviner ce qui sera dit dans cette réunion, mais certaines ONG internationales ont déjà commencé à mettre en application la décision du Conseil national de sécurité.
Care Burundi, l'une des plus importantes organisations à l'œuvre dans le monde rural, a suspendu officiellement tous ses programmes à partir de ce lundi.
D'autres sont dans une position plus attentiste, elles ont demandé à leur personnel de ne plus aller sur le terrain en attendant l'issu de la rencontre avec le ministre burundais de l'Intérieur.
Officiellement, la décision de ce Conseil dirigé par le président Pierre Nkurunziza est irrévocable selon son porte-parole, mais certaines sources rappellent que cet organe n'a légalement qu'on rôle « consultatif ». Il faudrait que le gouvernement l'endosse publiquement, ce qui n'a pas encore été fait.
Mais ces sources espèrent surtout que le poids économique et social de ces ONG pourrait amener le gouvernement à mettre de l'eau dans son vin.
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