Un poste de police a été attaqué sur la route de Bamenda, ce qui a déclenché de nouveaux affrontements entre séparatistes et forces de l'ordre. Un témoin raconte que les militaires obligent les gens à rentrer chez eux, personne ne peut s’aventurer dans la rue. Ce témoin, joint par RFI, poursuit : « Nous sommes en brousse, on ne peut pas sortir, on ne peut plus rentrer chez nous parce que certaines de nos maisons ont été brûlées, on vit comme des animaux. »
Sur place, une source sécuritaire confirme qu'un triangle de combats s’est formé depuis au moins trois jours entre les localités de Bafut, Bambui et Bambili. Bilan des affrontements selon cette même source : une dizaine de morts côté sécessionnistes et deux soldats camerounais abattus mardi, alors que l’armée était lancée dans un assaut contre deux camps séparatistes à Ngarum, dans le département du Ndu.
Des cadavres dans les rues
C'est cette offensive qui a relancé ce cycle d'affrontements dans l'ouest camerounais. Une offensive qui aurait permis, selon un élu local, la libération d’au moins huit otages, femmes et enfants et la saisie de plusieurs armes.
Mais cette offensive, selon des habitants, crée également la panique dans cette zone déjà fragilisée par des exactions à répétition. Les morts et les blessés ne se comptent pas seulement dans le camp séparatiste ou dans celui de l’armée, il y a aussi des civils. Et un témoin rapporte qu'on peut voir tous les jours des cadavres aux coins des rues. Parfois de simples citoyens qui se sont trouvés au mauvais endroit, au mauvais moment.
Sur place, une source sécuritaire confirme qu'un triangle de combats s’est formé depuis au moins trois jours entre les localités de Bafut, Bambui et Bambili. Bilan des affrontements selon cette même source : une dizaine de morts côté sécessionnistes et deux soldats camerounais abattus mardi, alors que l’armée était lancée dans un assaut contre deux camps séparatistes à Ngarum, dans le département du Ndu.
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