Les accusés ont écopé de la peine maximale prévue par la loi. Leur défense a d’ores et déjà annoncé qu’elle ferait appel de cette décision. Une décision qu’elle estime bâclée, notant l’acharnement d’un juge homophobe qui, après avoir déclaré la culpabilité des accusés, les a condamnés dans la foulée, sans interroger le ministère public sur la peine requise, ni même donner la parole à la défense pour discuter de cette peine.
Dans sa sentence, le juge a décrit avec force détails et mot crus, les pratiques sexuelles avouées par les prévenus lors de l’enquête préliminaire. Des aveux obtenus sous la menace de la police selon les accusés qui ont nié le flagrant délit. De simples menaces pour le juge qui a conclu à l’authenticité du rapport d’enquête, sur la base duquel il les a condamnés.
Pour rappel, les trois hommes ont été arrêtés lors d’un contrôle de police en voiture, en flagrant délit d’attouchements sexuels, selon l’accusation. Pour délit de faciès selon la défense, invoquant le fait que deux des hommes portaient une perruque. Un détail sur lequel le tribunal s’est d’ailleurs longuement attardé, cherchant à prouver là l’homosexualité des accusés, jugeant aussi que certaines de leurs expressions mais aussi la boisson qu’ils ont dit avoir consommée le soir de leur arrestation, du Baileys, était typiquement féminin selon le juge, et à ce titre faisait peser de forts soupçons d’homosexualité sur eux.
Source: RFI
Dans sa sentence, le juge a décrit avec force détails et mot crus, les pratiques sexuelles avouées par les prévenus lors de l’enquête préliminaire. Des aveux obtenus sous la menace de la police selon les accusés qui ont nié le flagrant délit. De simples menaces pour le juge qui a conclu à l’authenticité du rapport d’enquête, sur la base duquel il les a condamnés.
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