Un commerçant, retenu quelques heures par la force française, a été frappé. Il pourrait s’agir d’une affaire de trafic auquel étaient mêlés les soldats, et qui a mal tourné. L’enquête, ouverte à la suite d’un rapport de commandement du ministère de la défense français transmis à la justice, a été confiée à la gendarmerie prévôtale, chargée des investigations sur les crimes et délits commis par des militaires lors d’opérations extérieures.
L’affaire avait été révélée par Ouest-France. Début juin, «au vu de la gravité des faits», le ministère de la défense avait annoncé avoir pris «des mesures de suspension» à l’encontre de cinq militaires français de la force Sangaris en Centrafrique. Les accusations concernent des soldats du 2e régiment d’infanterie de marine (2e RIMa), basé dans l’ouest de la France.
Une procédure disciplinaire a également été engagée, pouvant aboutir à une éviction de l’armée, selon le ministère. Quatre autres militaires font aussi l’objet de sanctions : « Tout en ayant eu connaissance des faits, ils n’en ont pas rendu compte », selon le ministère. Ces sanctions, qui comprennent des jours de mise aux arrêts, ne prévoient pas leur renvoi mais vont sérieusement entraver leur carrière, selon l’entourage du ministre, Jean-Yves Le Drian.
« Aucune connotation sexuelle »
La force Sangaris, présente en Centrafrique, est déjà mise en cause dans des scandales de viols, d’abus ou d’exploitation sexuels présumés, notamment sur des mineurs, tout comme des casques bleus d’autres contingents. Des militaires de Sangaris sont notamment visés par trois enquêtes judiciaires en cours à Paris : une information judiciaire confiée à un juge d’instruction et deux enquêtes préliminaires du parquet. Dans le cadre de l’information judiciaire, cinq militaires ont été entendus à ce stade et aucun n’a été mis en examen.
Cette fois, « il n’y a aucune connotation sexuelle dans cette pitoyable affaire » de passage à tabac, a indiqué un proche du ministre de la défense, cité dans Ouest-France. L’enquête doit désormais tenter de comprendre pourquoi ces soldats s’en sont pris à des Centrafricains et pourquoi le ou les officiers présents n’ont pas empêché les faits. «Les premières investigations vont s’attacher à rechercher et à identifier les victimes», a précisé une source judiciaire.
La France a déployé la force Sangaris en décembre 2013 en Centrafrique, l’une de ses anciennes colonies, en proie à l’anarchie et aux massacres communautaires. Missionnée par l’ONU au rétablissement de la paix, l’opération française doit se terminer en décembre, au terme d’un désengagement progressif. Dotée de plus de 2 500 militaires au plus fort de la crise, elle compte aujourd’hui 650 hommes.
Cette intervention et le déploiement de 12 000 casques bleus de la force onusienne de la Minusca ont permis de faire retomber les violences.
Source: LeMonde.fr
L’affaire avait été révélée par Ouest-France. Début juin, «au vu de la gravité des faits», le ministère de la défense avait annoncé avoir pris «des mesures de suspension» à l’encontre de cinq militaires français de la force Sangaris en Centrafrique. Les accusations concernent des soldats du 2e régiment d’infanterie de marine (2e RIMa), basé dans l’ouest de la France.
Une procédure disciplinaire a également été engagée, pouvant aboutir à une éviction de l’armée, selon le ministère. Quatre autres militaires font aussi l’objet de sanctions : « Tout en ayant eu connaissance des faits, ils n’en ont pas rendu compte », selon le ministère. Ces sanctions, qui comprennent des jours de mise aux arrêts, ne prévoient pas leur renvoi mais vont sérieusement entraver leur carrière, selon l’entourage du ministre, Jean-Yves Le Drian.
« Aucune connotation sexuelle »
La force Sangaris, présente en Centrafrique, est déjà mise en cause dans des scandales de viols, d’abus ou d’exploitation sexuels présumés, notamment sur des mineurs, tout comme des casques bleus d’autres contingents. Des militaires de Sangaris sont notamment visés par trois enquêtes judiciaires en cours à Paris : une information judiciaire confiée à un juge d’instruction et deux enquêtes préliminaires du parquet. Dans le cadre de l’information judiciaire, cinq militaires ont été entendus à ce stade et aucun n’a été mis en examen.
Cette fois, « il n’y a aucune connotation sexuelle dans cette pitoyable affaire » de passage à tabac, a indiqué un proche du ministre de la défense, cité dans Ouest-France. L’enquête doit désormais tenter de comprendre pourquoi ces soldats s’en sont pris à des Centrafricains et pourquoi le ou les officiers présents n’ont pas empêché les faits. «Les premières investigations vont s’attacher à rechercher et à identifier les victimes», a précisé une source judiciaire.
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