Il y a 10 mois, Ippy, localité stratégique pour les groupes armés, s'était transformé en véritable champ de bataille, puis en ville-garnison pour les vainqueurs qui verrouillaient d'ici les accès à Bria et aux mines d'or de Ndassima.
Dans le courant de l'été, les combats ont repris dans toute la zone. Puis les alliances se sont défaites puis renouées. En octobre, la paix était revenue jusqu'à ce début du mois de décembre.
A chaque poussée de violence, la localité se vide d'une grande partie de sa population qui la plupart du temps part se cacher en brousse. Cette fois, il semble que quatre sites de déplacés se soient improvisés notamment autour de la base Minusca, ou de l'Eglise catholique.
Combien sont-ils ? Impossible à savoir avec certitude puisque pour l'instant, l'extrême tension qui règne empêche les ONG et acteurs humanitaires de se rendre sur place pour évaluer les besoins. De source humanitaire, ces déplacés seraient environ 11 000 selon une première estimation grossière. C'est a dire, les 3/4 de la population.
Certains habitants ont poussé jusqu'au village de Maloum à une quarantaine de km. Et d'autres sont parvenus à Bambari, à plus de 100 km au sud. Les humanitaires guettent la moindre accalmie pour envoyer sur place une première équipe.
Dans le courant de l'été, les combats ont repris dans toute la zone. Puis les alliances se sont défaites puis renouées. En octobre, la paix était revenue jusqu'à ce début du mois de décembre.
A chaque poussée de violence, la localité se vide d'une grande partie de sa population qui la plupart du temps part se cacher en brousse. Cette fois, il semble que quatre sites de déplacés se soient improvisés notamment autour de la base Minusca, ou de l'Eglise catholique.
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