Pour une fois, « Le Témoin » quotidien se transforme en lanceur d’alerte pour prévenir l’Eglise catholique. Si le clergé ne prend pas des dispositifs permanents de vigilance et de sécurité, en effet, les mécaniciens et les brocanteurs vont se déporter sur les voies et parkings du cimetière Saint-Lazare situé à Sacré-Cœur Vdn. Chassés des « favelas » de l’Ancienne piste de Mermoz, ces mécaniciens, charretiers, artisans, ferrailleurs et marginaux rodent dans les parages pour tenter de squatter la moindre parcelle de terrain nu. Si ce ne sont les maisons en chantier.
Sommés depuis plus de dix ans de quitter ce bidonville aux garages et habitations faits de bric, de broc, de tôle et de bois, mécaniciens et habitants n’auraient jamais imaginé que l’Etat allait mettre ses menaces à exécution « Etat day wakh rék, wakh rék !
L’Etat ne fait que parler car personne ne peut nous déguerpir de localité d’Ancienne piste où l’on a fait plus de 30 ans! » déclaraient avec arrogance les occupants sans droit ni titre. Une zone tristement transformée en un véritable souk voire un ghetto aux puces où se côtoient lavandières, brocanteurs, vanniers, fondeurs, menuisiers métalliques, éleveurs, tapissiers, menuisiers, mécaniciens, tôliers, peintres, receleurs et dealers.
Dépourvu d’eau et d’éclairage public, ce ghetto était devenu une zone de repli pour marginaux. Et soudain, tout est allé très vite vendredi 29 septembre dernier lorsque les bulldozers ont été actionnés par une décision de justice. Ce, sous la surveillance des forces de défense et sécurité massivement déployées sur les lieux. Il fallait voir comment cette communauté de véhicules « en voie d’épavation » ou «hors d’usage» ont été réveillés dans leur panne par le bruit des Caterpillar. Dans le sauve-qui-peut, les rares mécaniciens alertés ont réussi à remorquer des voitures roulant ou boitant sur des jantes métalliques, faute de pneus.
D’autres commerçants, artisans et agresseurs s’affairaient furtivement dans des ateliers et squats pour tenter de sauver leurs bagages, marchandises et autres butins de l’avancée des bulldozers en furie. Après le chaos, c’est le vagabondage dans les quartiers périphériques (Sacré-Cœur, Mermoz, Liberté VI extension, Ouakam etc.) où les ex-occupants de l’Ancienne piste sont à la recherche du moindre coin, recoin ou lopin de terre pour s’auto-recaser.
Armés de gourdins ou de chapelets en fer, jeunes et vieillards montent la garde aux alentours des terrains de foot et jardins publics pour dissuader l’implantation des occupants de l’Ancienne piste de Mermoz dans leurs quartiers. Et étant donné qu’il y a devant le cimetière Saint-Lazare une vaste esplanade ou, plutôt, un grand parking, les mécanos déguerpis de l’Ancienne piste de Mermoz pourraient bien y atterrir !
Le Témoin
Sommés depuis plus de dix ans de quitter ce bidonville aux garages et habitations faits de bric, de broc, de tôle et de bois, mécaniciens et habitants n’auraient jamais imaginé que l’Etat allait mettre ses menaces à exécution « Etat day wakh rék, wakh rék !
L’Etat ne fait que parler car personne ne peut nous déguerpir de localité d’Ancienne piste où l’on a fait plus de 30 ans! » déclaraient avec arrogance les occupants sans droit ni titre. Une zone tristement transformée en un véritable souk voire un ghetto aux puces où se côtoient lavandières, brocanteurs, vanniers, fondeurs, menuisiers métalliques, éleveurs, tapissiers, menuisiers, mécaniciens, tôliers, peintres, receleurs et dealers.
Dépourvu d’eau et d’éclairage public, ce ghetto était devenu une zone de repli pour marginaux. Et soudain, tout est allé très vite vendredi 29 septembre dernier lorsque les bulldozers ont été actionnés par une décision de justice. Ce, sous la surveillance des forces de défense et sécurité massivement déployées sur les lieux. Il fallait voir comment cette communauté de véhicules « en voie d’épavation » ou «hors d’usage» ont été réveillés dans leur panne par le bruit des Caterpillar. Dans le sauve-qui-peut, les rares mécaniciens alertés ont réussi à remorquer des voitures roulant ou boitant sur des jantes métalliques, faute de pneus.
D’autres commerçants, artisans et agresseurs s’affairaient furtivement dans des ateliers et squats pour tenter de sauver leurs bagages, marchandises et autres butins de l’avancée des bulldozers en furie. Après le chaos, c’est le vagabondage dans les quartiers périphériques (Sacré-Cœur, Mermoz, Liberté VI extension, Ouakam etc.) où les ex-occupants de l’Ancienne piste sont à la recherche du moindre coin, recoin ou lopin de terre pour s’auto-recaser.
Armés de gourdins ou de chapelets en fer, jeunes et vieillards montent la garde aux alentours des terrains de foot et jardins publics pour dissuader l’implantation des occupants de l’Ancienne piste de Mermoz dans leurs quartiers. Et étant donné qu’il y a devant le cimetière Saint-Lazare une vaste esplanade ou, plutôt, un grand parking, les mécanos déguerpis de l’Ancienne piste de Mermoz pourraient bien y atterrir !
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