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Chronique : On danse maintenant trop à l’école.



Chronique : On danse maintenant trop à l’école.

L’école c’est le lieu où l’on enseigne ce qui instruit et forme, c’est le lieu d’acquisition des valeurs civiques. Le débat doit se poser présentement sur le travail à faire pour une nouvelle citoyenneté sénégalaise à partir de l’école. Un rappeur au nom évocateur, « new bi » (le cadavre) dit « qu’on est entrain de construire le pays mais on a oublié de construire les gens, c’est pourquoi les gens fuient pour laisser ici le pays ». Il faisait allusion à l’immigration clandestine qui a décimé des centaines de jeunes sénégalais. Juste pour dire l’importance du civisme à côté des débats politiques ou économiques.

Le Président Wade disait qu’il était fier de faire beaucoup de nouveaux millionnaires, beaucoup de sénégalais entreprenant, mais ces gens sont devenus riches comment ? C’est une révolution accompagnée de scandales, de détournements, de perte de valeurs et de convictions, dans une société où l’on pense que tout peut se régler par la force financière.

Revenant sur cette école où l’on doit construire le sénégalais de demain, le constant est qu’on y danse maintenant trop. Ces derniers jours, un magazine people de la place titrait : leumbeul à l’université. Le leumbeul est une danse sénégalaise mais faite souvent de manière obscène. Les journées culturelles sont transformées en séances de « tanebere », de défilés de mode, d’élections miss et Play boy dernièrement on parle aussi de miss diongoma.

Nos 40% du budget destinés à l’éducation doivent permettre de trouver les personnes ressources qui vont réfléchir sur cette orientation catastrophique de notre école. Le Professeur Iba Der Thiam, qui a souvent travaillé sur cette question avec l’Unesco et même pour le compte de pays étrangers doit en parler au Président Wade.

Dans un passé récent, les journées culturelles était de grands moments de débats, aujourd’hui les soirées musicales l’emportent sur tout. L’école, de la case des tout-petits à l’Université n’est malheureusement que le reflet de la société et c’est cette dernière qui est pourrie. Mais heureusement qu’on peut attaquer le mal à partir de cette institution.

On dansait à l’école seulement aujourd’hui on en fait trop.


Lundi 7 Juin 2010 - 02:01


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1.Posté par Actualité d'Afrique le 09/06/2010 09:14
un peu faiblarde la chronique ou bien je ne sais pas lire ?

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