Le Classement mondial de la liberté de la presse 2026 de Reporters sans frontières (RSF) révèle une situation alarmante, marquant un recul historique où « plus de la moitié des pays du monde » se trouvent désormais dans une position « difficile ou très grave ».
Ce déclin global, le plus bas depuis « 25 ans », est alimenté par un « arsenal législatif de plus en plus restrictif » lié aux politiques de sécurité nationale, entraînant une « criminalisation croissante du journalisme » qui n'épargne plus les démocraties.
Au cœur de cette tourmente, les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) subissent une dégradation brutale, illustrant une « répression de plus en plus coordonnée de la presse ».
Le Niger enregistre la chute la plus spectaculaire au monde en perdant 37 places pour atteindre le 120e rang, tandis que le Mali se classe 121e et le Burkina Faso 110e.
Dans ces pays, selon RSF, les journalistes sont victimes de détentions arbitraires sous des chefs d'inculpation tels que la « diffusion de fausses informations » ou « l’atteinte au crédit de l’État », alors que des reporters comme « Serge Oulon et Moussa Sareba » demeurent portés disparus au Burkina Faso.
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